| "L'humour c'est plus un moyen de séduire que de se cacher." |
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| Comment as-tu rencontré le rap français ? |
| Comme je le dis toujours, j’ai eu un véritable coup de foudre pour le rap français en 1997 quand j’avais 17 ans. J’ai découvert le groupe La Cliqua et le rappeur Rocca. J’ai vraiment kiffé son style musical, je l’ai écouté en boucle, j’ai rappé ses textes par cœur et je me suis vite mis à écrire des textes moi-même. |
| Tu as parfois dit que tu avais été « bousillé » par le rap. Qu’est-ce que ça signifie ? |
| Disons que le rap, c’était ma passion donc en classe, j’écrivais beaucoup. A la récré je faisais écouter mes raps et quand je sortais de l’école, c’était pour rapper encore. Mais c’est plus le shit qui m’a bousillé, qui a bousillé mon parcours scolaire. J’arrivais la tête dans le cul en cours, je sortais juste de mon lit. |
| Il y a un son bien particulier. Quelles sont tes influences musicales ? |
| Moi, c’est surtout de la chanson française et le heavy metal comme Metallica, Megadeth. Ce sont des groupes que j’adore. Et dans les prods que j’ai faites ça se ressent parce qu’il y a de grosses guitares électriques, de grosses distorsions. |
| Pourquoi utiliser l’humour pour les morceaux les plus personnels. Par peur, pour se cacher ? |
| Non, pas du tout. L’humour c’est plus un moyen de séduire que de se cacher. |
| Comment vis-tu ton double personnage de rappeur et de comique ? |
| Il n’y a que les gens qui viennent me voir sur scène qui peuvent savoir que je suis aussi un vrai rappeur. Moi je ne peux rien faire de plus. J’ai mis le côté humoristique en avant dans mes morceaux. C’était un choix personnel. Le reste, c’est aux gens de le découvrir en écoutant l’album aussi. Ca ne me gêne pas du tout d’avoir l’étiquette de rappeur humoristique. |
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| Propos recueillis par Lajoinie Adeline
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