Interview de Jazmine Sullivan |
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Jazmine Sullivan
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| "La musique est un art intéressant... on ne sait jamais où elle va aller" |
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| Peux tu m'expliquer comment tu as commencé la musique ? Je sais que tu as commencé très tôt... |
J'ai commencé à chanter à l'Eglise. J'ai chanté du gospel pendant très très longtemps.La musique a toujours fait partie de ma vie, j'ai toujours voulu être chanteuse. Mais je pense que c'est à partir de 12 ans que j'ai eu envie de voyager, de chanter ailleurs que dans les Eglises. Lorsque j'ai décidé cela ma mère a commencé à me faire découvrir les artistes de sa génération : Aretha Franklin, Stevie Wonder, tous ces artistes géniaux... Pour que je puisse connaître mon histoire.
Je suis allée faire plusieurs premières parties, et une première partie en particulier qui a eu une forte influence sur ma carrière fut les "Black Lily" à Philadelphie, qui était une salle de concert pour les femmes. J'y allais tous les mardi, je chantais environ trois chansons. De là, j'ai commencé à avoir des fans, des gens venaient vraiment pour me voir, et Tony Green de Jive Records a entendu parlé de moi et est venue chez moi pour m'entendre. Puis elle a organisé un rendez-vous avec Jive Records et son président Clive Calden. J'ai chanté pour lui et il m'a signée. C'était énorme, d'être signée à 16 ans. Je suis restée avec Jive pendant 2 ans avant d'être virée. Après ça j'ai du prendre le temps de me reconstruire, de recommencer à zéro.
J'ai écrit " In love with another man", qui est sur mon album, que j'ai envoyée à plusieurs maisons de disques. Peter Edge de J. Records m'a appelée et invitée à chanter pour lui. Ce que j'ai fait, et s'en est suivi une année où j'ai réellement recommencé avec de nouveaux morceaux. Après ça j'ai chanté pour Clarke Davis... |
| Penses-tu que le fait de vivre à Philadelphie, qui est une ville propre au R'n'B, t'a aidée à devenir une chanteuse R'n'B ? |
| C'est certain. Philadelphie est une ville qui a une riche histoire musicale. A Philadelphie tu grandis avec toute cette musique. Donc ça m'a très certainement beaucoup influencée, et là où je chantais, au "Black Lily", de nombreux artistes venaient : Jill Scott, Erika Baduh, Floetry, de nombreux artistes connus venaient dans cet endroit. J'y étais vraiment pour regarder et apprendre. Mais mon histoire ne s'arrête pas à Philadelphie, ni au Black Lily. Je suis fan de musique, donc j'ai été influencée par de nombreux genres, styles, artistes, musiciens différents. Et je pense que c'est pour ça que l'album est apprécié par des gens très différents, à cause de toutes ces influences. |
| Tu as eu la chance de rencontrer des stars comme Stevie Wonder ou Missy Elliott. Comment ces artistes t'ont-ils aidée à construire ta carrière ? |
Et bien, j'ai rencontré Stevie Wonder quand j'étais très jeune. J'avais... 13 ans ? 12 ou 13 ans... C'était probablement la chose la plus importante qui m'étais arrivée à cette époque, rencontrer quelqu'un comme Stevie Wonder !
Stevie a une influence énorme sur moi. Ses chansons, lui en tant qu'artiste, et sa carrière dont je rêverais. Ses chansons sont intemporelles, des personnes de tout âges et de toutes origines adorent sa musique.
J'ai rencontré Missy un peu plus tard, vers 14 ans. Je me souviens que je chantais pour elle, et qu'elle s'exclamait sur ma voix. Et moi j'étais là "tu es Missy Eliott, pourquoi tu t'exclames sur moi !" Elle a joué un rôle extrêmement important dans ma carrière. Elle a toujours été là, mais quand d'autres m'ont laissée tomber. Elle m'a aidée pendant très longtemps. J'ai eu vraiment énormément de chance de rencontrer toutes ces personnes. |
| Comment vois-tu le R'n'B américain aujourd'hui ? |
| Le R'n'b change, mais c'est bien, enfin, je veux dire la musique doit évoluer. Aujourd'hui il y a beaucoup de R'n'B un peu "coupé" à la pop, et c'est bien, et ça évoluera certainement vers quelque chose de différent. C'est ça qui fait de la musique un art intéressant, c'est que l'on ne sait jamais où elle va aller. |
| Comme Missy Elliott, tes chansons parlent souvent de femmes puissantes. Penses-tu avoir un rôle à jouer pour les femmes ? |
| Je pense, oui. Souvent la femme est vue comme une victime, et je suis contre ça. Même si j'ai en quelque sorte commencé par être une victime dans ma propre vie, j'ai toujours essayé de changer tout ça, et c'est ce à quoi j'encourage les femmes, et pas seulement les femmes, pour arriver au top, et c'est possible, puisque je l'ai fait. |
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| Propos recueillis par Lajoinie Adeline
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