Waxx-Music
   
Rechercher par artiste ou mot clé
 
Waxx mobile
 
Accueil > Artistes > Interview > Juliette-and-the-Licks
 
Interview de Juliette and the Licks
Juliette and the Licks
   
La mode des actrices chanteuses n'est pas que française, la preuve avec Juliette Lewis et son groupe « Juliette and the licks ». Rencontre avec la muse d'Oliver Stone à l'occasion de la sortie de son dernier album, le très rock « Four on the floor »...
   
Le titre de l'album « Four on the floor », c'est un terme musical ?
Juliette Lewis : Oui, mais cela signifie plusieurs choses. J'ai vraiment de bon feelings avec le groupe, et à chaque fois que j'entendais en studio sur un breakbeat, « Four on the floor », je trouvais que ça sonnait bien. Mais c'est aussi un terme utilisé dans les courses de voitures, « Fais attention à ta conduite ». Quand j'ai dit à mon père ce titre, il m'a répondu, puissance et vitesse. Pour certaines personnes, c'est aussi un terme de Dance. Ce titre peut être interprété de différentes manières, même sexuelle. Quand je chante, je suis derrière une glace, et je vois les quatre membres de mon groupe, c'est un clin d'œil.
Dave Grolh a été invité pour la production de cet album, quelle a été son implication ?
Juliette Lewis : Dave est devenu un très bon ami l'année dernière quand nous jouions avec nos groupes respectifs sur les festivals américains. A la fin de l'année, je pensais déjà au prochain disque et j'écrivais des textes sur la route, comme j'aime le faire, cela garde le vivant. Dave nous a donné deux jours dans son studio après Noël, et nous proposé de jouer la batterie, je crois qu'il est en colère de ne pas jouer plus souvent de la batterie. C'était juste pour le fun, mais les pistes étaient vraiment bonnes, il avait apporté beaucoup de puissance et d'énergie. C'était juste sur quelques chansons, alors je lui ai demandé s'il voulait continuer à collaborer, et à ma grande surprise, il a dit oui. En trois jours, on a enregistré avec Dave 15 morceaux pour en garder seulement 10.
Vous écrivez vos textes sur la route, vous plongez-vous dans un état d'esprit particulier ?
Juliette Lewis : Je suis toujours dans cet état d'esprit. Dans le rock'n'roll, les chansons peuvent être écrites sur tous les sentiments du moment sur lesquels vous êtes connectés. C'est frontal. Durant les concerts, vous jouez des chansons incroyablement vivantes, mais vous pouvez ressentir une terrible mélancolie, et vous sentir infiniment seule, mais aussi infiniment vivante et connectée. Je suis toujours en train de combattre cette position. C'est comme si je devenais plus en colère au moment d'écrire. Je dois mettre en marche mon développement de song-writer, tout comme je pousse les membres de mon groupe, plein de talents, à ne pas jouer en sécurité. Ce disque « Four on the floor » est très solide, c'est un disque de rock pur. Le prochain disque sera un peu plus recherché, avec plus de saveurs, même si cela, restera du rock'n'roll.
Vous n'avez pas la même liberté dans votre vie d'actrice...
Juliette Lewis : Quand vous êtes actrice, vous devez faire des briefings, être mise au courant, vous n'écrivez pas d'histoire. La musique me permet d'écrire mon histoire. C'est un long travail. Si vous voulez vous reposer, vous ne ferez pas de la musique. Pour les films vous avez besoin d'une équipe beaucoup plus importante, donc plus de dollars, et même au bout du compte vous n'êtes pas sur de trouver un distributeur. Il y a beaucoup de variables qui ne sont pas sous votre contrôle. J'aime regarder les films, mais la musique me fait flipper beaucoup plus, comme être née.
Au début de votre carrière musicale, vous avez précisé que votre retour en tant qu'actrice ne se ferait que si un grand réalisateur vous conviait, qu'est-ce qui vous a convaincu de tourner dans "Cash and release", de Susan Graham ?
Juliette Lewis : C'était il y a un an et demi. J'ai beaucoup dit sur mon métier d'actrice, que je devais sentir la force de l'histoire et des personnages. Susan Graham est un grand écrivain, c'était ses débuts en tant que réalisatrice, il fallait lui donner la chance. Mais maintenant mon emploi du temps de musicienne est devenu dingue, même si le cinéma n'est pas un grand consommateur de temps, et que je pourrais faire des films en deux semaines, je ne ferais rien pour interrompre ma tournée. Je fais mon boulot, il existe des fenêtres de temps. Seulement je cumule deux boulots. Il y a deux mois, je jouais une pièce en même temps que la promotion pour un autre film. Pendant deux semaines, mon emploi du temps était fou. Quatre heures de presse, puis deux heures de représentation, ce qui est la plus grosse merde émotionnelle que vous puissez faire, et après retourner chez soi pour téléphoner à L.A., pour la musique. Heureusement que je ne prends pas de drogues, que je suis très saine, autrement je ne le ferai pas.
   
Propos recueillis par Mathieu Pinet
     
     
     
     
 Artiste
 Juliette and the Licks


Mon espace |           Pas encore inscrit ?

LOGIN :
PASSWORD :
*Vous avez oublié vos identifiants : cliquez-ici


Chaque semaine, en vidéo, en son et en image, retrouve toute l'actualité musicale directement sur ton mobile. HipHop, Rock, Chanson francaise... toutes les musiques sont en ligne sur Waxx music.

Télécharge les dernières sonneries et les meilleurs titres à tout moment.

Accède au site WAXX music imode depuis votre mobile i-mode en saisissant ici ton adresse mail i-mode.

@imode.fr