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Interview de Metronomy
Metronomy
   
"On se considère juste comme un groupe qui peut se lever tard…"
   
La première chose que j’ai lu dans votre biographie est que, maintenant, vous vous considérez comme enfin comme un vrai trio, pouvez-vous m’expliquer pourquoi ?
En fait sur le premier disque, c’est moi qui a écrit et enregistré. Il n’y avait pas donc pas de représentations sur scène au début. Ces 2 adorables garçons ont commencé à me suivre quand on s’est décidés à monter sur scène et c’est donc là qu’est né un véritable esprit de groupe .
Sur votre dernier album, vous chantez. Qu’est-ce qui vous à pousser à ça sachant que vous vous définissez comme étant timide ?
- Ouais, un peu timide, c’est vrai. Et je ne ressentais pas le besoin de chanter, au début, juste de faire de la musique. Et puis une certaine confiance s’est définitivement installée après les performances sur scène. - On l’encourage, on est des gars sympa.
Votre premier album a été un vrai succès, vous avez fait beaucoup de concerts entre ces 2 albums. Est-ce que ça a changé quelque chose dans votre façon de concevoir votre musique, votre besoin de chanter peut-être ?
- Je pense que ce qui a changé le plus, c’est l’influence que ces 2 musiciens ont apporté, ils ont influencé mon écriture, ils sont vraiment très doués. On réagit plus comme un groupe maintenant. Qu’en pensez-vous les gars ? - C’est vrai, maintenant quand tu écris, tu composes pratiquement ma ligne de clavier et la ligne de basse de Gabriel alors qu’avant on arrivait, on se disait qu’est-ce qu’on fait ?
Vous semblez dire que beaucoup de choses ont changé entre ces deux albums. Avez-vous conservez les mêmes règles ou cherchez-vous à aller dans plusieurs directions ?
C’est toujours pareil quand on travaille en studio et je ne crois pas qu’il y ait eu, de tout façon, de changement de direction mais plus une progression naturelle. Et c’est bien que le premier album n’ait pas été écouté par autant de gens que ça, car ils peuvent l’écouter maintenant et voir la différence entre les deux albums. Mais je ne pense pas qu’il y ait eu de changement de direction, juste une progression. A part ça, on se considère juste comme un groupe qui peut se lever tard…
Sur une chanson, vous racontez une histoire qui semble très différente de celle évoquée par la musique, drôle et triste à la fois. Pouvez-vous nous expliquez l’histoire de ce morceau ?
C’est dur à expliquer car je commence simplement à écrire des textes, j’ai donc encore du mal à en parler, mais bon, c’est plutôt sur une histoire d’amitié entre, comment dire, deux hommes et comment les femmes peuvent ruiner cette amitié ; quitter les femmes autrement vous allez perdre votre meilleur ami. C’est une chanson d’amour entre deux hommes, voilà ce que c’est. Comme je le disais tout à l’heure, c’est sur les hommes qui parlent des problèmes de leurs femmes alors qu’ils devraient être en train de jouer au football.
Maintenant que vous chantez sur l’album, comment se passent les arrangements paroles et musique en studio ?
Les paroles viennent toujours en dernier. Je peux toujours m’asseoir, écrire la musique et réfléchir aux paroles par la suite. Certains textes s’adaptant mieux à la musique que d’autres. Je laisse juste les choses venir. Mais c’est plutôt la musique qui dirige l’ensemble. J’ai une chanson « back on the motorway » dans laquelle la musique dirige les paroles mais la musique est « happy » pas la chanson.
Quel est le rapport entre les titres « on the motorway » et « back on the motorway » pour vous ?
L’idée c’est que “back on the motorway”, c’est plutôt l’histoire d’un accident de voiture alors que “on the motorway” serait plutôt sur la musique que vous écoutez sur une autoroute, poursuivant votre petite amie, avant l’accident évidemment. C’est supposé être une chanson à écouter dans votre voiture, quand vous êtes en retard par exemple.
Vos textes semblent parfois avoir, à mon avis, un côté très imagé, très film. D’où vous provient votre inspiration ?
Comme je le disais avant, je viens tout jute de commencer à écrire des textes, donc pour l’instant, ça vient plutôt naturellement, je crois que la musique m’aide pour décrire une atmosphère. Et les films, je préfère les regarder que travailler.
Et pour les deux autres, comment appréciez vous l’univers qu’il apporte avec ces textes ?
- On les ignore. Plus sérieusement, on adore faire partie de cet environnement, de cet univers spécial et on sent que l’on contribue à cela sur scène - ouais, quand les choses ont commencé avec Joe, ils nous jouaient toujours les morceaux, pour qu’on s’en imprègne avant la scène. - Oscar est toujours concentré avant les concerts, il se lève durant la nuit, il écrit, il est toujours frappé par l’inspiration, c’est toujours des échanges à deux, à trois. Jouer une chanson devant ces deux là est plus important que de jouer devant n’importe qui, leur réaction est tellement importante. Et Gabriel est un très bon songwriter, la première fois que j’ai joué devant lui, il était un peu surpris mais toujours là. - Je suis content de voir l’épanouissement de Joe…
Pour moi votre univers est assez intimiste, votre chanson « On dancefloors » a été qualifiée de chanson très triste sur les « dancefloors » dans une biographie. Cette même biographie, écrite en France, parle d’expérience personnelle à propos de cette chanson. Qu’en pensez-vous ?
- Je pense que la traduction n’a pas été correcte. Ce n’est pas sur une expérience personnelle mais plutôt sur nos débuts de groupe, quand on jouait beaucoup dans des clubs en Angleterre, assez tard, vers 3 heures du matin, avec un public alcoolisé et fou. Pour un groupe, tu t’attends à un public qui va s’intéresser un peu à toi, réagir. - La première fois que nous avons joué, tout le monde était fou, même avant de commencer et quand on a fini la première chanson, on s’aperçoit que les gens sont pareils, pas vraiment intéressés, on était les seuls sobres, je crois. - C’était dur d’apprécier le moment. On aimerait tellement que chaque soir soit spécial, mais malheureusement pas.
On a évoqué précédemment les textes. Maintenant en terme de musique, quelle est la différence principale entre cet album et le précédent ?
Je pense qu’il y plus de guitares sur celui là, le précédent était plus électronique. Et celui-là comporte des « vocals », il est plus direct, plus orienté vers la « dance ».
Vous utilisez également des cuivres sur cet album, saxophone, trompette comment avez-vous arrangé tout ça ?
Je pense que ça donne une touche humaine à notre musique. La musique électronique, la « dance » manque un peu de chaleur parfois. Et le saxo, c’est ce qu’Oscar fait le mieux.
Sur la chanson « Holidays », il y un côté dissonance, vous parlez d’ébriété ?
- il était saoul.
Quand je parle de dissonance, je veux dire que votre musique est peut-être plus éclectique que d’autres musiques électroniques. Comment construisez-vous votre musique ?
- Ca peut-être très différent selon les morceaux. Sur certains, l’idée principale est de coller à l’atmosphère que donne les musiciens électroniques. Si j’ai envie de faire un « floppy disco », je vais me laisser envahir par le son et construire autour de ça, il n’y a pas vraiment de façon de faire, c’est plus au feeling, comme « Holidays ». On cherchait à faire un son cinématique, disco seventies pour ce morceau. - Mais on aime bien se marrer, faire du funk, du slow jam. Joe pourrait faire un album entier de slow funk. Peut-être dans quelques années.
Je vous ai aperçu sur internet dans un vidéo clip, vous avez un style spécial. Quel est le style de Metronomy en concert ?
- On voulait tous quelque chose de visuel, d’axé sur l’électro, des t-shirts noir avec des petites lumières, au début c’était sympa et on s’est aperçu qu’en tournant les lights on /off et avec des mouvements, ça rendait bien aussi. - On voulait juste faire, quelque chose, un effort visuel comme peu de groupe le font en Angleterre. - La première fois qu’on l’a fait, ça avait un côté punk. Mais après, quand on s’est retrouvé sur de plus grandes scènes, ça avait un côté impressionnant. Les gens nous demandaient même après les concerts comment on faisait ça. C’est tellement simple mais ça parait plus complexe sur scène. - C’est bien pour nous de faire ça, cet effort, ça donne un côté spectacle.
   
Propos recueillis par Lajoinie Adeline
     
     
     
     
 Artiste
 Metronomy


 Interview(s) Date publication
 Interview de "Metronomy" 08/09/2008


 News Date publication
 Metronomy chez SFR 05/10/2008
 Metronomy au Social Club 02/07/2008
 Metronomy en concert 13/05/2008
 Metronomy à La Cité de la Musique 19/03/2008


 Video(s) Titre
  Metronomy : Hearthbreaker (version acoustique)
  Metronomy : Holliday (version acoustique)
  Clip video Metronomy : My Heart rate rapid
  Metronomy : Radio Ladio


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