| "A chaque fois, que je suis au restaurant, j'aime me pencher sous la table et regarder sous les jupes des filles." |
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| Comment est venu ce drôle de nom ? |
| On a toujours eu l'idée de ce côté royaliste. On s'imaginait monter sur scène via un tapis rouge, et là wouh ! On avait 3 noms, 3 options : Club Majestic, King Average et Royal Republic. Donc on a choisi le meilleur ! |
| Vos riffs de guitare ont cette sonorité commune à beaucoup de groupes suédois. C'est à croire qu'il y a une école du rock chez vous... |
− Une école du rock ? Non. Attends, il y en a une ? Je pense que ça vient surtout de cet esprit viking qui habite chacun d'entre nous. Je n'en ai aucune idée. Je ne suis pas sûr que cela sonne typiquement suédois.
− Mais il y a des écoles de rock en fait. |
| La Suède passe souvent comme le second pays du punk rock mélodique après les USA. D'où cela peut-il venir, et d'où vient le côté fun que l'on y retrouve assez souvent ? |
− Ouah, ce sont des questions épiques que tu nous poses là, mec. Pourquoi...
− Peut-être que c'est quelque chose de traditionnel, que des groupes comme Millencolin et les autres ont suivi.
− Je ne sais pas d'où Millencolin ont tiré leur inspiration.
− Non, moi non plus.
− Quelqu'un, quelque part, a dû lancer ça.
− Ouais, mais c'était pas nous.
− Non, c'était pas nous, et peut-être que c'était pas Millencolin non plus. |
| Et vous, d'où avez-vous tiré votre inspiration. De groupes comme The Hives, Randy ? |
| The Hives et qui ? |
| Randy, un groupe de punk – rock'n'roll suédois... |
− Je n'en ai jamais entendu parler.
− Ca serait complétement débile de dire que l'on n'a pas été inspirés par les riffs de The Hives, parce que c'est tellement évident qu'on l'a été. On ne s'acharne pas à rechercher l'originalité à tout prix, on veut juste être le meilleur groupe de rock que l'on puisse être, rassembler les morceaux et faire des concerts. Tout le monde a toujours été influencé par quelqu'un. The Hives par The Kings et The Kings étaient influencés par quelque d'autre. Tant que tu es dans un groupe, tu auras toujours une influence derrière toi. |
| L'album est en train de sortir en Europe, mais est sorti l'année dernière en Suède. Est-ce que vous avez déjà des nouveaux morceaux en stock, que vous jouez en concert ? |
− On a au moins... UN nouveau morceau. On l'a écrit il y a deux mois environ.
− On l'a déjà joué une paire de fois.
− C'est vrai on l'a fait. Mais c'est un petit peu étrange de jouer des nouvelles chansons.
− En fait l'album sort partout en Europe, il va sortir en Allemagne, il va sortir en France en février 2011, alors les gens attendent les chansons qui sont dessus. Même si ça fait neuf mois qu'il est sorti en Suède, ça ferait trop bizarre d'amener beaucoup de nouvelles chansons en concert. |
| Il y a un côté très fun dans les paroles, mais aussi dans la musique. Vous tenez à être un groupe insouciant, qui fait danser les gens ? |
− Je veux que les gens s'amusent quand ils viennent aux concerts, mais nous ne sommes pas des comédiens, nous ne sommes pas des comiques.
− Nous ne sommes pas un carnaval ambulant.
− Mais est-ce qu'on est une fête ambulante ?
− Ouais, j'aime bien cette définition;
− Les gens doivent s'amuser, être divertis. Des fois on fait trop de blagues sur scène, des trucs trop obscènes, mais c'est fait de manière spontanée. On essaie de rester spontanés autant que possible. Durant le set, tu ne peux pas changer les chansons, les chansons sont ce qu'elles sont. Ce qui arrive entre les chansons, c'est toujours conditionné par la salle, le public. |
| Vos chansons durent toujours 3 minutes. C'est pour vous le format parfait pour une chanson rock ? |
− C'est surtout le format parfait pour être diffusé à la radio.
− Le truc c'est que l'on a des refrains débiles, et si on fait trop de fois ces refrains, tu vois...
− Et ça te donne envie de réécouter la chanson encore et encore, et là tu es infecté ! |
| La chanson « President's Daughter » serait inspirée d'un fait réel. Que s'est-il vraiment passé ? |
− En quelque sorte. Oh je ne sais pas. J'ai dû raconter l'histoire à quelqu'un, et c'est comme si j'avais dit « je ne suis pas gay », et dans le journal le lendemain il est marqué « il est gay ». Mais j'étais un petit peu amoureux d'une fille issue d'une famille riche, j'ai marché jusqu'à chez elle, attendu en bas de sa fenêtre, et son père m'a viré.
− Mais il va bien maintenant.
− Je vais bien maintenant oui ! |
| Et la chanson « Underwear » est-elle aussi basée sur une histoire vraie ? |
− Carrément.
- A chaque fois, que je suis au restaurant, j'aime me pencher sous la table et regarder sous les jupes des filles.
− Et c'est quelque chose de drôle à dire.
- Oui. Tout est venu de la phrase « je peux vois tes sous-vêtements », on en a fait un refrain et on a construit toute la chanson autour de ça.
− Toutes les chansons se construisent comme cela. On trouve quelque chose de fun à dire pour les paroles. |
| Beaucoup de chanson parlent de filles, est-ce que jouer dans un groupe de rock aide avec elles ? |
| Je ne sais pas si ça rend les choses plus faciles, mais en tout cas ça ne les rend pas plus difficiles. |
| Vous êtes signés sur Roadrunner records, plutôt réputé comme un label de métal. Comment cela s'est-il fait ? |
− On ne sait pas trop. Ils sont venus à un concert, ils ont aimé, et donc ils nous signés.
− Ils ont acheté nos âmes !
− Signez ce document...
− ... avec du sang ! |
| Vous avez dit au début de Roya Republic que c'était « aussi excitant que de caresser les têtons d'une fille ». Quelle serait votre prochaine « manoeuvre » ? |
− Je pense que d'ici quelques temps ce sentiment d'amour aura disparu.
− Il faudra passer au mariage.
− Tu passerais des études au mariage ?
− Je suis un mec du genre sérieux.
− C'est vrai que tu l'es. |
| Et vous vendez des culottes Royal Republic. C'est un rêve devenu réalité, d'avoir votre nom sur... cette zone ? |
| Oh oui carrément ! Je n'ai pas encore eu la chance de déshabiller quelqu'un et de me retrouver devant une culotte Royal Republic. Ca serait un rêve oui, je rêve de sexe tout le temps, je suis encore puceau. |
| Quelles seraient les 3 principales règles pour un « 21st Century Gentleman » ? |
− Le gentleman du 21éme siècle est un trou du cul, mais personne ne le sait sauf les autres gentlemen. Les 3 règles principales sont qu'ils mentent, qu'ils trompent...
− ... et espèrent se faire sucer en retour. |
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| Propos recueillis par Sébastien Delecroix
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