Waxx-Music
   
Rechercher par artiste ou mot clé
 
Waxx mobile
 
 
Interview de Benoît Doremus
Benoît Doremus
   
"J'ai cette dualité en moi, j'aime les chansons énervées, quand ça parle vite et les petites mélodies tristounettes à la guitare. Je n'ai pas eu envie de choisir."
   
Quel a été le déclic à ton envie de faire de la chanson ?
La décision n’est pas forcément très difficile à prendre, le plus dur est de s’y mettre concrètement. J’me suis dit : « voilà je le fais maintenant ! », alors j’ai quitté mon boulot et je me suis lancé sans trop savoir à quoi je m’attendais. Il y a eu du bon comme du dur. J’écris depuis que je suis petit et l’envie de consacrer ma vie à l’écriture, même si c’est un bien grand mot, cette envie a toujours eu une place importante en moi depuis très longtemps. Je voulais être écrivain, scénariste…en tous cas, je voulais écrire. Et quand j’ai trouvé que c’était la chanson qui me permettait d’être le plus à l’aise par rapport à ce que je voulais raconter ou exprimer, bref d’être le bon format entre guillemets, je me suis dit : « il faut te lancer maintenant ou tu ne le feras jamais ». Ce n’est pas spécialement courageux, mais quand l’envie dépasse la trouille, c’est parti.
On sent l’écriture très importante dans tes chansons, il y a une vraie mise en avant de tes textes…
Les moments d’écriture font partie de ceux que je préfère dans la vie. Ce sont des moments assez rares. C’est vraiment précieux, quand ça vient…j’aimerais que ça dure plus longtemps. Je trouve que j’écris trop peu. Ça n’est pas facile. C’est ce rapport à l’écriture qui me donne du plaisir tout simplement. J’adore passer du temps sur un texte, trouver la bonne formulation, me relever dans la nuit pour noter des trucs. C’est un rapport d’amour.
Tu possèdes un phrasé très rap, tu as une sensibilité particulière envers cette musique…
Oui. Je ne suis pas un rappeur, je n’ai pas la culture, je n’y connais pas grand-chose, mais il y a des ingrédients autant dans le rap américain que français qui m’ont, très jeune, percuté. La manière d’écrire beaucoup, des pavés de textes, à moitié parlé, à moitié chanté. Ou la manière de faire sortir la rime à l’intérieur des vers. Au tout début, mes potes me disaient que mes chansons ressemblaient à du rap. Et puis à force d’en prendre conscience, j’ai plus analysé comment ça marchait. Je fais toujours de la chanson, mais il y a une couleur que j’essaie d’amener, car le hip-hop peut être considéré comme de la chanson, cela reste l’amour des mots. Cela m’a influencé. J’ai cette dualité en moi, j’aime les chansons énervées, quand ça parle vite et les petites mélodies tristounettes à la guitare. Je n’ai pas eu envie de choisir. Les deux cohabitent, j’espère en paix. Je n’ai pas envie de laisser tomber l’une ou l’autre.
Quels sont les thèmes qui te sont chers, tu parles d’ego-trip, mais tu parles de toi sans que ça soit réellement centré sur toi…
J’aime le regard caméra dans la chanson. J’aime aussi ça au cinéma, quand le mec à un moment regarde directement l’objectif. Ou dans les romans, quand les écrivains se mettent en scène. On retrouve ça dans le hip-hop, où l’on parle beaucoup de soi. Ce côté du serpent qui se mord la queue m’intéresse. Ce regard caméra me semble important. Je raconte mon parcours de chanteur, de ce que je veux faire, pourquoi…pour ce premier album, en tous cas, il m’a semblé intéressant de le raconter. Avec des suites, il y a un acte un, un acte deux, un acte trois, parce que je voulais aller au bout de cette histoire là. Je parle souvent de mon statut de petit chanteur débutant pour aborder d’autres thèmes, comme les filles à travers cet angle là, d’autres chansons tournées vers le passé, de mon enfance, je suis assez sensible au temps qui passe. C’est d’ailleurs pour cela que l’album s’appelle « jeunesse se passe ».
Comment s’est fait la rencontre avec Renaud ?
C’est une rencontre que j’espérais au fond de moi depuis longtemps et puis elle s’est réalisée d’une manière assez jolie, presque romanesque. On a un ami en commun, qui s’appelle Sarclo, un chanteur suisse de la génération de Renaud. J’ai sympathisé avec lui. Et puis un jour, Sarclo a trouvé une belle guitare de collection qu’il voulait offrir à Roman, le fils de Renaud. Alors il l’a appelé avec une idée derrière la tête. C’est moi qui allais livrer la guitare. Et puis, le jour est arrivé et je suis bien tombé, on s’est assis, on a discuté cinq minutes, j’ai réussi à lui refourguer mon album autoproduit. L’idée qu’il l’ait me plaisait, mais je ne m’attendais pas à ce coup de cœur. Il a commencé à le lire devant moi. Ça lui a plu au point qu’il a voulu me soutenir et puis il a tenu parole. J’ai apporté une guitare et je suis reparti avec un producteur.
   
Propos recueillis par Frédéric Fahy
     
     
     
     
 Artiste
 Benoît Doremus


 Interview(s) Date publication
 Interview de "Benoît Doremus" 28/02/2008


 News Date publication
 Benoît Doremus en concert 01/02/2008


 Video(s) Titre
  Benoît Doremus : Reportage
  Benoit Doremus : Rien à te mettre (acoustique)
  Benoît Doremus : J'écris faux, je chante de la main gauche


Mon espace |           Pas encore inscrit ?

LOGIN :
PASSWORD :
*Vous avez oublié vos identifiants : cliquez-ici


Chaque semaine, en vidéo, en son et en image, retrouve toute l'actualité musicale directement sur ton mobile. HipHop, Rock, Chanson francaise... toutes les musiques sont en ligne sur Waxx music.

Télécharge les dernières sonneries et les meilleurs titres à tout moment.

Accède au site WAXX music imode depuis votre mobile i-mode en saisissant ici ton adresse mail i-mode.

@imode.fr