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Adam Green : Printemps de Bourges 2008 ( Beggar's )
La petite salle chaleureuse du 22° Ouest est tout sauf pleine quand arrive le bouillonnant Adam Green. Il faut dire que ce song-writer essentiel aux Etats-Unis n’est pas très connu dans nos contrées. Qu’importe, pas question de bouder son plaisir.
Accompagné pour la première fois de sa carrière de deux choristes issus d’une chorale gospel, ce grand chanteur complètement dingue vient présenter, ente autres, les titres de son nouvel opus, Sixes & Sevens. En interview, l’après-midi même, il nous avait expliqué être devenu une sorte de ballerine moderne qui aurait inventé au moins une centaine de pas de danse différent aux noms aussi improbables que The Rabbit, The Papillon, The Egyptian ou The Conférence de Presse (un moon walk sautillant d’avant et arrière). Complètement porté par sa nouvelle musique, beaucoup plus folk, il exécute ces pas sous l’œil amusé d’une assistante de plus en plus nombreuse dés la 4° chanson. Il faut l’avouer, Adam Green a un peu l’air d’un fou avec ces cheveux dans tous les sens et ses gestes qui s’apparenteraient à des tics. Son show est à la fois hilarant et intriguant. D’autant que ses musiciens jouent le jeu de la provoc’ en n’esquissant jamais un sourire, paraissant s’ennuyer ferme sur scène.
Une ambiance bien particulière de folie douce, donc. Mais qui séduit immédiatement sans qu’on sache vraiment pourquoi. Adam Green nous emporte sans effort au sein de son monde, un film qui pourrait s’apparenter à du Tim Burton qui ferait du Frères Coen période O’Brother. Du grand n’importe quoi avec une touche de magie. Et d’humour. « Je vais vous chanter un truc sur une fille dont je suis tombée amoureux », explique-t’il. « C’est une nana qui sort d’un show très connu aux Etats-Unis. American Idol. » S’en suite un titre totalement délirant sur la mort de la pop star éphémère Jessica Simpson. Puis il décide de reprendre certains de ses vieux titres comme Caroline, « une fille qui m’aimait pour de vrai, pas comme Jessica Simpson » et James Stone.
Ses fans s’étant agglutinés aux premiers rangs, il leur demande de choisir les titres qu’il va jouer. Et, quand on lui demande Blue Bird, il n’hésite pas à faire poser ses conditions. Il veut que le jeune homme qui l’a demandé monte sur scène et lui fasse un bisou. Et il embrasse à plein bouche ce fan aux formes toutes féminines… Mais, plus qu’un chanteur fantasque, Adam Green est avant tout un interprète de génie. Ce qu’il démontre dans les dernières minutes avec un magnifique morceau, seul à la guitare.
Juste du très très bon Rock’n roll !
Lajoinie Adeline
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