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Alain Souchon : Francofolies 2010
Le grand escogriffe pas très bien coiffé dispense toujours autant de bonheur sur scène et s’offre même des séances karaoké...
A La Rochelle, on avait organisé « La fête à Souchon ». Un grand baroud (pas d’honneur, il n’est pas encore parti, loin de là) pour lequel quelques 10 000 spectateurs avaient répondu présents. De tous âges mais avec une passion en commun pour la poésie assez mélancolique de celui qui sévit sur les ondes depuis prés de quarante ans.
L’on s’imagine à quel point il a du être difficile pour lui de piocher dans son immense catalogue. Habillé simplement avec un pantalon noir et une chemise blanche, il interprète lors toute une palette de son art, qui pioche dans toutes les années : On s’aime pas puis Des regrets, Le baiser… Quand sonnent les steel band de Parachute doré, un de ses derniers singles, l’on voit arriver en fond de scène Pierre Souchon, l’un de ses fils. Sourires aux lèvres père et fils chantent de concert avant que le fils ne soit laissé seul – toujours sous le regard attentif de papa, pour chanter son tube à lui, L.A.O.T le I. Entre chaque titre, comme à son habitude, le doux Alain s’adresse avec tendresse à son public, qu’il appelle, ce soir, les Franco-fous et les Franco-folles. Il raconte à quel point il est heureux ou introduit le titre suivant, avec humour et espièglerie avant d’interpréter C’est déjà ça.
« Quand on n’est pas bien, après le boulot, ce qu’on fait c’est qu’on boit une petite vodka pomme, on met la musique très fort très fort et là… on se sent mieux ! » Après Saute en l’air et Sous les jupes des filles, une nouvelle invitée fait son entrée. C’est la pétillante Jeanne Cheral, qui se voit l’honneur, après l’avoir appelé le « roi de la colère rentrée » de partager le tubesque L’Amour à la machine. Et surtout d’interpréter au piano ce titre choisi par La Souche lui –même, le bouleversant Pays d’amour. Sous les yeux enamourés du grand Souchon, assis dans un coin pour l’occasion. Le chanteur échevelé reprend vite les rennes avec Le marin. Puis il commence à raconter que lors d’un festival à Sète, il avait chanté avec un ami, qu’il avait bien envie de nous présenter. Arrive alors sous une trombe d’applaudissements monsieur Maxime Le Forestier à la guitare sèche. Ensemble, ils entonnent Une Jolie Fleur (dans Une Peau De Vache ) et Alain demande à Maxime un petit Ambalaba sur lequel il danse avec toute la grâce étrange qu’on lui connait.
Les titres s’enchainent, que des tubes : Le Bagdad de Lannbihoué, Carrément méchant (où ses deux fils, Pierre et Ours, viennent le rejoindre)… « Je suis allé voir les autres chanteurs, j les ai bien regardé et j’ai décidé de leur piquer leurs gestes » explique-t’il alors. Il nous montre un signe de la main qui, selon lui, fait chanter les foules. Pas vraiment besoin de ça en vérité. Mais cela lui permet d’introduire deux écrans de karaoké qui permet à toute l’assistance de s’égosiller sur Y’a de a rumba dans l’air, Allo maman bobo, Quand je serais KO, On avance et Foule sentimentale. Arrive l’heure des séparations. Mais pas sans les amis. Laurent Voulzy, le compagnon de toujours, arrive pour chanter le Feeling Groovy de Simon & Garfunkel, Le pouvoir des fleurs puis tout le monde revient pour la traditionnel Rame. Plus de deux heures de bonheur à l’état pur !
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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