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Alicia Keys, concert privé - Juillet 2007
Heureux les journalistes parisiens ! En cette fin ensoleillée du mois de juillet, une petite centaine de privilégiés sont invités à rencontrer Alicia Keys en personne dans un hôtel des Champs Elysées. Pas en tête à tête, il ne faut pas rêver !
Pour commencer, écoute de six titres de son prochain album (As I Am, attendu pour fin octobre) commentés par un membre de son équipe. Ultra enthousiaste : « C’est son meilleur album depuis qu’elle a commencé, le plus abouti, le plus mâture… » nous assure-t’il. Ne nous emballons pas, attendons d’écouter. Dés les premières notes de Go Ahead, la voix de velours, toute en puissance, d’Alicia nous transporte à nouveau. De grosses basses explosent aux oreilles, des chœurs éclatent et l’énergie de ce titre très positif (comme toujours) est étonnante.
C’est du Alicia Keys, à n’en pas douter. L’écoute continue avec Super Woman, belle ballade sur le « girl power », That’s The Thing About Love, où la demoiselle se fait sensuelle et le pétillant Teenage Love Affair où elle se glisse dans la peau d’une ado amoureuse. Like I Never See U Again pousse l’émotion à son apogée et la belle se fait sexuelle quand elle chante « Hold me, kiss me, every time, touch me like it’s the last time. » Brûlante la chaste Alicia. Mais ce n’est pas une nouveauté. Dernier titre, Sure It’s Good To Me. Et là, c’est la révélation ! Alicia Keys a quitté son piano-voix pour aller flirter avec d’autres musiques. Les riffs de guitares rock étonnent mais accompagnent avec merveille la voix d’Alicia qui sur-joue des modulations.
Le dernier titre prend fin et soudain, les portes du fond de la salle s’ouvrent alors et l’on entend un piano jouer. C’est notre hôtesse, assise devant un piano à queue laqué noir, qui nous accueille avec un large sourire. Magnifique avec ses lèvres rouges sang, sa petite robe chinois et ses cheveux lissés flottant sur ses épaules. Chacun s’assoit en silence et l’écoute religieusement interpréter ses nouveaux titres. Pendant la conférence de presse qui suit, la demoiselle explique la genèse de l’album : « J’ai passé trop de temps sur les routes. Je me suis épuisée sans m’en rendre vraiment compte. Quand je suis rentrée chez moi, j’étais exténuée. Un de mes proches était alors très malade et j’ai été totalement dévastée. Cela m’a fait réaliser qu’il fallait profiter de ses proches tant qu’ils sont encore sur cette terre. » Toujours un peu trop jeune fille parfaite, Alicia Keys remercie Dieu de lui avoir « permis d’apprendre des expériences de la vie. Aujourd’hui, je suis plus forte et courageuse que jamais.» Et elle enchaine sur ses nouveaux choix musicaux : « Ca me rend dingue qu’on mette la musique dans des petites boites alors que tout vient du même moule. J’ai voulu m’éloigner de mes habitudes, mélanger Stevie Wonder, Janis Joplin et Aretha Franklin pour choquer un peu. » Choquer, pas vraiment mais il faut avouer qu’As I Am s’annonce comme un véritable tournant dans la carrière de la jeune star.
Lajoinie Adeline
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