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Aloe Blacc : Printemps de Bourges 2011
Quand le nouveau petit prince de la soul est monté sur scène, tous les espoirs étaient permis. Malheureusement, Aloe Blacc ne nous a pas démontré qu’il était plus que l’homme d’un seul single.
Formation classique pour accompagner sur scène le soulman, ex rappeur à la A Tribe Called Quest, Aloe Blacc : un clavier, un bassiste, un guitariste et un batteur. Le show est tout de suite lancé dans la pure énergie, quelques riffs bien rock et les premières notes de son tube planétaire I Need A Dollar. Mais juste les premières notes, l’artiste a quelques autres chansons en stock de son Good Things, dernier album solo qui l’a fait entre, l’an dernier, dans la cour des grands de la soul. Toujours tiré à quatre épingles, comme ses prédécesseurs de la Motown ou de Stax Records, Aloe arrive sur scène vêtu d’un costume trois pièces, veste rouge, gilet gris, pantalon noir et chapeau noir vissé sur la tête. Très en phase avec se musiciens, il exécute quelques petits pas à la Prince, avec ses jambes qui semblent parfois être en caoutchouc tant elles se tordent au rythme de la musique. Cela commence avec le funk de Good Things, titre éponyme de son dernier opus, où sa soul rappelle parfois celle de Marvin Gaye. Puis l’on change de registre avec la ballade, plus douce, You Make Me Smile. Le problème que l’on aperçoit, dés le début, c’est que le public n’est clairement pas du tout réactif. Méconnaissance de l’artiste peut-être. Toujours est-il qu’Aloe ne nous emporte pas vraiment dans on univers. Son show est carré, ça, on ne peut pas lui enlever. Mais face à une salle aussi atone, où presque personne n’a levé un bras après le premier quart d’heure, il aurait peut-être fallu prendre le micro. Mais non, Aloe continue comme si de rien n’était avec ses titres qui sont presque totalement inconnus à la majorité de la salle. Il se fend simplement d’un petit discours en anglais pour proposer aux membres de la salle de se tourner vers un ami, de lui faire un hug et de lui montrer combien il le fait sourire (référence au titre You Make Me Smile). Après un morceau un peu dansant et avoir tenté de faire chanter filles d’un côté et garçons de l’autre, Aloe se lance dans un discours politique sur ces hommes de pouvoir qui nous dictent notre conduite et il enchaine avec Politician. Il fait chanter Love et Peace à la salle et son morceau part en puissance à la fin. Mais c’est uniquement quand il interprète son I Need A Dollar que la salle se met enfin à groover. Ca tape dans les mains, ça crie les paroles et le chanteur, genoux pliés, improvise une petite danse en bougeant des fesses. C’est alors que monte sur scène Maya Jupiter, rappeuse australo-mexicaine qui vient chanter deux titres ave lui dont Rico. Mais même la présence de cette belle jeune femme n’arrive pas réellement donner l’impulsion nécessaire au show. Et c’est après Loving You Is Killing Me qu’Aloe Blacc laisse un public un peu déçu et resté sur sa faim de groove baby ! Photo : Hervé All
Adeline Lajoinie
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