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Amadou et Mariam : Printemps de Bourges 2009 ( Because music )
Il faut vous avouer quelque chose. Amadou et Mariam, on n’a jamais été super fans. Pire, on ne comprenait pas comment cette candeur insupportable pouvait enchanter tout le monde sauf nous ! C’est donc à reculons que nous nous sommes rendus, un peu vannés, à ce dernier concert d’une longue journée. Et là, révélation !Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis alors on vous le dit tout net : palme d’or, ovation, même ola pour Amadou et Mariam en live. C’est juste une tuerie !
Ce n’était pourtant pas gagné. Le décor, à base de cercles colorés façon disco, suranné et vintage, n’augurait rien de bon. Mais la magie a opéré dés les premiers accords. Grâce au groupe pour commencer. Deux danseuses survoltées en robes-boubousun batteur, les autres tous en blanc : un synthé, un bassiste et un percussionniste d’une énergie et d’une agilité toutes communicatives. Le couple ensuite apporte une chaleur rare. Malgré leur handicap, ils s’investissent à fond dans leur musique et, alors qu’Amadou se lâche à la guitare électrique, Mariam joue de toutes les modalités de sa voix, qui passe de fluette à extra-terrestre.
On débute donc par Welcome To Mali, qui permet à tout le public de chanter avec joie des « papayo » dont personne ne comprend le sens mais qu’importe. Puis arrive Batoma, l’histoire d’une dame qui aime faire la fête et qui dit tout le temps « on s’en fout. »
Et dés les premières notes, malgré le caractère répétitif des rythmes, tout le monde se met à danser n’importe comment, à faire semblant de maitriser deux-trois pas de danse africaine mai surtout et avant tout à se donner un plaisir qui se voit et se ressent !
Les paroles des chansons étant simples, ça chante dans tous les coins. Une énergie communicative puisque les gradins se vident très vite au profit d’une fosse qui sent très vite la transpiration.
Les deux maliens offrent quelques ballades pour aider l’assistance à reprendre son souffle. Mais très vite, on enchaine avec l’électro Sabali, le drôlissime Ce n’Est Pas Bon (qui débute avec les questions : est-ce que vous aimez la guerre ? Est-ce que vous aimez la dictature ?). Les morceaux sont très longs mais ici, on ne s’ennuie jamais. Avec une joie toute cathartique, tout le monde se défoule sur Masiteladi, Coulibaly - La Réalité, Beau Dimanche et le fameux Mon Amour, Ma Chérie. Même su scène, on se donne à fond et on danse à en perdre haleine.
Amadou et Mariam en concert, c’est juste du bonheur en barres !!!
Photo : Christian Pénin
Lajoinie Adeline
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