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Amy Mc Donald : Main Square festival 2009
On l’attendait brune, nous la découvrons blonde, en gros pour cette première soirée du Main square festival version 2009, cela sera la seule surprise que nous aura offerte Amy Mc Donald.
Le soleil est encore à son zénith et il fait une chaleur à crever quand arrive Amy Mc Donald sur la grande scène du Main Square. Pour être honnête, sur le papier, se rafraîchir les oreilles, une bière à la main en écoutant les chansons douces de la folkeuse écossaise, c’était plutôt une idée à la cool. Evidemment, nous allons vite déchanter…
Après avoir laissé ses musicos assurer l’intro, Amy arrive sous les cris modérés d’un public bon teint venu voir principalement la tête d’affiche de ce soir, Coldplay. Cela sera le seul moment où on l’a verra d’ailleurs se déplacer sur scène. Décor minimum, autant de fûts de batteries qu’il y a dans ses prénoms et noms (soit 11 grosses-caisses…) sont disposés de part et d’autre de la scène. Efficace à défaut d’être joli !
Elle prend sa guitare et c’est parti pour un peu plus d’une heure de folk plaisante. Et là, on se rappelle que la chanteuse avant de vendre quelques millions d’albums a commencé sa carrière dans les pubs. Certes, cela devait être sympa, le vendredi soir avec des potes, mais ici, devant quelques dizaines de milliers de spectateurs, c’est quand même léger. A la limite, allongé dans l’herbe, cela le ferait, mais rappelons que nous sommes sur la Grand’place d’Arras connue entre autre, pour ces pavés plus que centenaires. Alors on reste stoïque et l’on se rappelle d’un concert mythique de Tracy Chapman aux Vieilles charrues ou l'on s’était aussi beaucoup embêté (même s’il y avait de l’herbe…).
Les trois premières chansons, ça passe puis nous commençons à nous demander si elle ne vient pas de se tromper dans sa set list en interprétant une deuxième fois le même air. C’est embêtant. De temps en temps, Amy nous parle en français : « Bonsoir, ça va ? ». Hum, on ne sent pas la grosse fêtarde. Sinon, elle est très excitée de jouer avec Coldplay, ça, elle nous le répète au moins trois fois. Nous sommes bien sûr contents pour elle, c’est important de pouvoir réaliser ses rêves de jeunesse. Bon, autant le dire tout de suite, l’accueil du public est à la hauteur du show : poli. On applaudit après chaque chanson, un peu plus pour les tubes. En lisant la bio du programme, on apprend qu’elle a eu le déclic de sa destinée musicale en voyant un concert de… Travis !!!! Nous aurions dû la lire plus tôt cette bio, c’est ballot. Il paraît que sa façon de prendre sa guitare d’une façon aussi rageuse, révélant toute la colère qu’elle porte sur le monde est aussi venu d’un concert de Pete Doherty, mais on présume qu’elle n’étais pas devant la scène.
Bref au bout de quinze minutes, on décroche pour aller se jeter sur un hamburger qui cela dit, n’est pas du Mc Do mais bien un sandwich énorme avec une sauce maison assez réussie (5 euros…) et si vous allez au stand qui se trouve tout au fond, on vous ajoute un œuf sans supplément. Le journaliste rock d’investigation habitué à ingurgiter de nombreux gloubiboulgas festivalesques entre kebab et tartiflette n’oubliera donc pas de noter dans son papier qu’il n’a jamais eu un plat aussi bon dans l’enceinte d’un festival. C’est déjà cela de pris… A défaut de parler de musique.
Frédéric Fahy
Frédéric Fahy
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