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An PIERLE - Eurockéennes 2004 ( Pias )
S’il y a une qualité absolument indispensable pour être un bon chroniqueur de festival, c'est l'endurance...ou la rapidité...en fait, les 2 à la fois. Il faut ressembler à un mouton à 5 pattes, être capable de chroniquer un set tout en étant déjà en route pour le suivant...à l'autre bout du domaine.La première sensation de l'Edition 2004 arrive tout droit de Belgique.
Physiquement, elle n'a portant rien d'impressionnant la petite An Pierle, un mètre soixante cinq à tout casser, une jupe à volant et une blondeur tout droit sorti d'une pub pour shampooing. Ce soir sous le chapiteau, elle joue en formation 'classique'. Entendez par là un guitariste (clone parfait d'Eric Clapton, le génie en moins), un bassiste, un batteur ...et 15 violons, presqu'autant de harpe, violoncelle et autres instruments à corde...ce soir messieurs dames, An Pierle est accompagnée du Synfonietta de Belfort.Les fesses vissées sur un ballon géant, face à son piano, la belge enchaîne une heure durant les titres de son album, pleins d'audace et enrobés d'une énergie déconcertante.Pas de quoi fouetter un chat me direz vous, sauf que là, la mayonnaise monte à une vitesse ahurissante, jusqu'à en déborder du bol. La blondinette interpelle la foule, joue avec elle. Son petit air espiègle fait des malheurs dans les premiers rangs. On est sous le charme, la belle n'a plus qu'à nous cueillir. On reprend en coeur le wouhwouwouh de sing song sally et on a du mal à se débarrasser du sourire incrusté sur nos visages.Fin du spectacle, alors qu'une infime partie de l'assistance de précipite déjà vers la grande scène, les violonistes prennent la foule à patrie et trente secondes plus tard retour sur scène pour un rappel dingue d'originalité et de peps. Elle enfile son accordéon et se lance dans un version déjantée de 5h paris s'éveille de Dutronc.Pour nous il est 19h30 et c'est la soif qui s'éveille.
Damien Morot
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