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Angus & Julia Stone: Printemps de Bourges...
Angus & Julia Stone

Angus & Julia Stone: Printemps de Bourges 2011

Sublime duo, qui pousse le jeu vocal jusqu’au divin, touchant de mélange entre puissance et fragilité, s’amusant à faire les chaises musicales avec les instruments, Angus et Julia Stone ont été magiques.

Un coup de foudre musical, ça vous prend toujours en traître, au moment où on s’y attend le moins. Ça commence par le ventre puis ça s’éparpille comme des petits papillons dans tout le corps, provoquant des frissons dans le dos, les bras, les jambes, es mains, écarquillant les yeux et les oreilles jusqu’à la béatitude. C’est ce qui nous est arrivé en découvrant sur scène Angus et Julia Stone. D’aucuns, habitués au phénomène et aux albums, pourront arguer que l’acoustique du Phénix, un peu vulgaire, ne se prêtait à ces sonorités si raffinées et aériennes. Mais pour les novices, ceux qui découvrent le duo pour la toute première fois, qui n’ont jamais entendu d’eux que leur tube Big Jet Plane, la magie opère dans la seconde. Ça commence dans des tons rouges-pourpres avec elle au piano, lui à la guitare, un violoncelle, un batteur et un bassiste. Ce qui frappe, au début, avec ce sublime morceau Hold On, c’est cette voix d’une clarté presque féérique et, en même temps, d’une puissance étonnante. Puis elle se lève, sans rien dire, vêtue d’une jolie robe longue un peu désuète, le regard un peu perdu dans les airs, prend une guitare sèche et l’accompagne.  L’on découvre alors l’autre personnage, Angus, avec son look de bûcheron cowboy, sa voix éraillée, bluesy, parfois presque féminine, presque à la Janis Joplin. Derrière eux, tout à coup, un grand ciel plein d’étoiles s’illumine sur les panneaux du fond de scène et leurs voix se marient enfin. Et là, les particularités de chacun d’eux, frère et sœur, semblent juste se marier à la perfection, au demi-ton décalé près. De Black Crow à Private Lawns en passant par Babylon, le duo égraine avec douceur et simplicité tous les titres de leurs albums A Book Like This et Down The Way. Ces Australiens un peu vintage, qui se fendent, un moment, d’un « Bonjour Bourges » à l’accent tout simplement délicieux, construisent autour d’eux un univers dans lequel on est tout de suite emporté. Un univers où semble régner une anarchie maîtrisée. Une anarchie au niveau des voix, car Julia change, d’un titre à l’autre, de timbre. Tantôt cristalline et dans les aigus, tantôt puissante et dans les graves, elle semble maîtriser toute la gamme des tons, demis et quarts. Tout comme lui. Et tout comme leur multi-instrumentation. Chacun joue de tout. Il joue de l’harmonica en même temps que sa guitare. Elle, semble hésiter entre deux guitares, en prend une et part avec, en bandoulière, pour s’asseoir jouer et chanter au piano. Il y a chez eux un mélange de savoir-faire et de brouillon qui met à l’aise. « This is another son about boys » explique-t’elle avant de partir dans un petit rire de gorge tout enfantin. Et on enchaine Just A Boy, And The Boys et I’m Not Yours. Elle lui susurre des mots à l’oreille et il dit au micro, d’un ton peu assuré : « je suis désolé, je ne parle pas très bien le français. » Les ballades sont sublimes, les titres plus folk sont entraînants et leurs voix, comme leurs échanges permanents d’instruments, ne cesse de nous surprendre avec ravissement. Arrive le moment du tube, Big Jet Plane et c’est la fin, ils partent comme happé par un brouillard de lumières, sous des tonnerres d’applaudissements. A revivre de toute urgence ! Adeline Lajoinie

Frédéric Fahy


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 Artiste
 Angus & Julia Stone


 Aftershow(s) Date publication
 Angus & Julia Stone: Printemps de Bourges 2011 22/04/2011



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