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Archive : Printemps de Bourges 2010
Archive est un chef de gare...
Le groupe britannique s’y connaît en voyages. Surtout quand ils sont sonores. Dés les premières notes, ils prennent possession de la scène. Les huit musiciens-chanteurs (batteur, clavier, guitariste, bassiste, percussionniste…) arrivent en masse pour un morceau éléctro-rock ultra planant, comme ils savent si bien les faire depuis leur création il y a plus de quinze ans. C’est la chanteuse Maria Q qui offre son timbre poudré à ce premier morceau, qui est illustré en fond, par une vidéo de route qui défile. On est immédiatement embarqué avec eux. Polar Berrier, le chanteur « rock » quitte alors sa guitare pour prendre le micro et enchaîne avec énergie les titres des deux derniers albums, les Controling Crowds.
Les vidéos qui sont alors projetées en fond de scène font beaucoup pour l’ambiance à la fois aérienne et sous pression qui se dégage de ce concert. L’on y croise des enchevêtrements de lignes géométriques pour un titre éléctro, un métro aérien pour quelque chose de plus rock alternatif. Les infra basses, poussée à leur maximum, font littéralement vibrer jusqu’aux os et apportent la charge dramatique nécessaire à l’interprétation de ce genre de morceaux un peu trip-hop. Les interprètes offrent aussi une belle palette de l’univers très riche d’Archive. Après Maria et Polar, c’est au tour de Rosko John de monter sur scène pour poser son flow hip-hop de MC très british. Entre Massive Attack et un Rage Against The Machine sous acide, Archive pose petit à petit son univers musical nomade.
Les performances des sept musiciens sont pour beaucoup dans la création de cette ambiance à la fois électrique et doucement enveloppante. Les riffs de guitare explosent sur les beats éléctros. Une nappe de piano acoustique offre une pause dans l’énergie et, tout à coup, un ange passe, laissant place à un peu d’onirisme. Le batteur offre une vraie rythmique au spectacle, dont les morceaux s’enchaînent inexorablement. Le show se termine alors, sous les yeux ébahis d’un public conquis, sur le rock furieux des tubes Bullets et Dangervisit.
Adeline Lajoinie
Photo : Hervé All
Lajoinie Adeline
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