|
Asian Dub Foundation - Effervessonnes 2006 - Labels ( EMI )
Des habitués des festivals en France depuis que le groupe existe, c'est-à-dire dix ans. Ce collectif réuni les communautés, et s'engage toujours autant avec la même ferveur dans des combats politiques, humanitaire et artistiques
Ca grouille sur scène, le ton s'est durcit (l'époque qui veut ça) mais l'éclectisme est toujours de mise : rock, reggae, jungle, ADF semble puiser sa force dans la richesse des genres et on n'est pas surpris de voir l'utilisation d'un djembé sur plusieurs morceaux. L'énergie, qui va être le mot d'ordre de la journée, est incroyable dans un concert des londoniens. Ca saute dans tous les coins, le public suit et trépigne.Ils usent leur platine avec un plaisir communicatif et ressortent quelques classiques aux cotés de récentes productions (« tank ») et rendent hommage à Nusrat Fateh ali Khan en samplant la voix de la défunte star pakistanaise sur un titre. Un son supersonique, qui force à l'admiration que l"on soit fan ou pas du dub. Que dire de cette ligne de basse extrêmement vombrissante à réveiller les morts, ces solos de guitares qui font frémir, et cette ambiance atmosphérique prenante.La pluie n"est pas l"invité du jour, ADF en est le rayon de soleil qui transperce les nuages, comme leur musique transperce les sens.
Stéphane Laurencin
|