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Asyl / Dead combo / The Warlocks - Elysée Montmartre Paris le 11 novembre 2005 ( Because music )
Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne se bouscule pas ce soir à l'Elysée Montmartre devant cette initiative courageuse de vouloir réunir un week-end de trois jours un trio de groupes rock à la démarche artistique diamétralement opposée. Mais les absents ont-ils vraiment raté quelque chose ?
Ce soir, l'Elysée Montmartre n'attend pas beaucoup de monde. Un drap noir sépare la salle en deux, histoire de concentrer le peu de public présent. Le grand bar est même condamné. Et dans l'espace restreint s'amassent une cinquantaine de personnes à tout casser lorsque arrive sur scène le duo rock américain de Dead Combo. Deux guitares, une boîte à rythme, mais ne sont pas les Kills qui veulent, même si l'énergie est bien là. C'est crade à souhait, fait largement penser à Suicide (oui, le groupe d'Alan Vega), ça boit de la bière sur scène, les guitares sont saturées à souhait mais devant une salle vide, cela tombe un peu à plat. Ce n'est pas drôle tous les jours la vie du rock.La (demi) salle s'est entre temps un peu remplie et voilà les petits gars de Asyl qui arrivent sur scène. Avec seulement un ep mais des tonnes de premières parties prestigieuses, le groupe de La Rochelle s'est acquis une petite notoriété bien méritée pour ses concerts particulièrement énergiques. Et il faut bien admettre qu'il est difficile ne pas tomber d'accord devant des petites perles comme « 1985 » ou « Hiroshima mis à mort ». Emmené par le charisme et l'impeccable façon de bouger très eighties du chanteur Mathieu Lescop, Asyl nous offre un concert plus qu'honorable et pourrait bien devenir énooooorme rapidement et donner du fil à retordre à des groupes comme Indochine. Ceci étant dit, on attend maintenant l'album...Bon, il faut bien dire que le peu de monde qui a bien voulu venir ce soir est bien là pour les Warlocks. Fumigènes à volonté, lumières bleutées et des couches successives de guitares, visuellement on dirait The Cure, musicalement nous sommes plus proche du mur du son façon Jesus and Mary chains. Cela démarre très fort, mais au bout de trois ou quatre morceaux, cela tourne un peu en rond. Bobby Hecksher semble n'avoir composé qu'une seule (mais excellente) chanson. On se lasse vite et commençons à nous demander pourquoi sont-ils sept sur scène. Tout cela pour ça ? Dommage, car "Surgery" le dernier album en date est plutôt bon.
Frédéric Fahy
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