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Avenged sevenfold : Zénith de paris,...
Avenged sevenfold

Avenged sevenfold : Zénith de paris, 14 novembre 2010 ( Roadrunner )

C'est sûr qu'ils auraient été un peu serrés à l'Elysée Montmartre... Initialement prévue là-bas, la première venue en tête d'affiche d'Avenged Sevenfold (ou A7X pour les intimes) avait affiché sold out en quelques heures. Déplacement au Zenith donc.

Ce qui semblait énorme, mais finalement, il y a bien 5000 personnes dans la salle ce soir, et beaucoup d'entre elles auraient souhaité avoir du Biactol sous la main pour se débarrasser de l'Aqme qui sévit sur scène. La formation française sort sous les applaudissements, mais on sent bien que les gens n'ont qu'une envie : voir le décor qui se cache sous les grosses bâches. Des grilles et des colonnes, ambiance cimetière comme sur la pochette du nouvel album, qui sera à l'honneur ce soir, et ce dès la rentrée sur scène du groupe, sorti d'un nuage de fumée et balançant « Nightmare ». Et là tout se déclenche : les colonnes crachent du feu, et toute la salle, du premier rang au fond des gradins en passant par le chevelu en train de commander sa bière et celui en train de pisser, accompagne les poussées du groupe en levant le poing et en beuglant « It's your fucking nightmare » avec le chanteur M.Shadows déjà perché sur l'une des plate-formes installées sur le devant de la scène. Plus personne n'est assis en gradins d'ailleurs, nouvelle preuve que les sièges ne servent qu'à regarder la première partie et se reposer entre les groupes.

L'engouement pour le groupe est impressionnant, surtout qu'il s'agit de leur troisième passage français, et qu'ils avaient été sifflés les deux premières fois, parce qu'ils jouaient avant Iron Maiden puis Guns'N'Roses. Mais ce soir c'est leur public, qui les voit pour la première fois, et se fait accueillir par « Welcome To The Family », nouvelle bombe dans le répertoire du groupe et sur laquelle un autre newbie, le batteur Mike Portnoy, fait des merveilles. Enfin, ce n'est pas vraiment une surprise. Le batteur légendaire de Dream Theater est tout bonnement impressionnant, et se lève pour taper sur ses fûts à de nombreuses reprises, comme si il vivait une seconde jeunesse. Parce qu'ils sont jeunes ces gaillards : même pas 30 ans ! Mais un potentiel de folie. Ca joue à mort, et même si le chanteur a du mal sur les parties les plus envolées des refrains (c'est que ça essouffle), tout est parfaitement en place, à commencer par le guitariste Sinyster Gates, déconcertant de facilité. En voilà un qui rentre des solos sans sourciller, en se déplaçant. Pas trop de place à l'impro cependant, mais bon, quand une telle machine est lancée, difficile de la perturber...

Et pourtant si : le feu lâche le groupe pendant un bon moment. Mais pas le public, qui va procurer un vrai moment d'émotion sur « So Far Away ». Dédié au batteur The Reverend décédé l'année dernière, le morceau est accueilli par des centaines de fans qui sortent chacun une feuille sur laquelle est écrit « foREver », comme sur la pierre tombale ornant la jaquette du nouvel opus. Voilà qui touche particulièrement le groupe, qui se confond en remerciements, et l'émotion est palpable.

Mais on est dans un concert de métal quand même ! Alors place à la fureur, avec le surpuissant « God Hates Us », digne de Slayer, enchaîné direct avec le gigatube « Bat Country ».
Deux morceaux qui viennent expliquer le succès du groupe : les mélodies sont à tiroir, la puissance maîtrisée parfaitement, les arrangements riches et variés, et les refrains taillés pour le sing along, à l'instar (academy) de celui d' « Afterlife », sur lequel toute la salle chante. Surtout, en ne jouant qu' 1h15 et 12 morceaux, le groupe choisit d'aller au plus efficace. Le temps a défilé à vitesse grand V que voici déjà l'heure du rappel, amorcé par la ballade « Seize The Day », puis le set s'achève par la chanson qui les a fait connaître, « Unholy Confessions ». De nouveaux remerciements à la fin du morceau, puis une demande de gros bordel dans la fosse, moyennement obtenu. Pas de vrai braveheart (séparation de la fosse en deux pour se rentrer dedans) ou de circle pit (courir en décrivant un cercle dans le pit), mais un petit pogo. Bof... Mais sur scène, le groupe aura répondu présent à chaque instant, et reste quelques minutes pour remercier les gens, et lancer des dizaines de médiators, ou même la peau de caisse claire pour Mike Portnoy, qui a ainsi l'air de jouer au frisbee.

Une bonne grosse claque en somme. Et si l'avenir du métal, c'était Avenged Sevenfold ?

Sébastien Delecroix

Sébastien Delecroix


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 Artiste
 Avenged sevenfold


 News Date publication
 Avenged sevenfold Vs Mike Portnoy 09/12/2010
 Avenged sevengold, Nightmare au Zénith 05/10/2010


 Aftershow(s) Date publication
 Avenged sevenfold : Zénith de paris, 14 novembre 2010 15/11/2010



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