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Black Eyed Peas : Main Square 2010 ( Universal )
Un mois après leur triple hold-up à Bercy, les phénoménaux Black Eyed Peas étaient à Arras pour foutre le feu à cette édition 2010 du Main Square Festival.
Ne jamais croire la météo. Selon les « spécialistes » du temps, le vendredi 2 juillet devait être une journée particulièrement ensoleillée. Les festivaliers ont visiblement eu foi en cette science inexacte et, par conséquent, se sont pointés en tenue adaptée : tongs pour tout le monde, débardeur / jupe pour les filles et T-shirt / short pour les mecs. Grave erreur, un déluge de tous les diables s’abat irrémédiablement sur le site, éclaboussant au passage un public impuissant et résolu à subir les affres du temps. Cette année, l’événement se tenait au cœur de la citadelle, une ancienne caserne militaire qui abritait encore jusqu’à tout récemment le seul régiment de l'Armée de Terre du Pas de Calais. Un lieu à priori tout aussi flamboyant que la Grand’Place d’Arras… sauf que les pavés de celle-ci étaient bien plus adaptés à la pluie que la terre battue de cette nouvelle enceinte. Pas grave, le champ de bataille est boueux et glissant, mais les Black Eyed Peas sont là pour faire le show et nous réchauffer les membres grâce à une profusion de beats technoïdes en tout genre !
Véritable sensation de l’année, Black Eyed Peas a écoulé près de 10 millions de copies de son album “The E.N.D.” à travers le monde, dont 700.000 dans notre pays. Un exploit en pleine crise du disque et une popularité toujours au top qui explique que cette première journée du Main Square 2010 soit complète depuis plusieurs mois. Et les américains, à la hauteur de leur réputation, ont fait le show ! Ils ont attendu la tombée de la nuit pour débouler au milieu de leur décor de science-fiction, laissant au passage éclater la ferveur des 40.000 personnes réunies face à la grande scène. Après plus d’une centaine de shows, la tournée est aujourd’hui bien rôdée et ils savent s’y prendre pour manier les foules, lâchant d’entrée de set un imparable “Let's Get It Started” qui fait jumper l’auditoire d’un seul être. À bas la pluie, le gros son compte bien invoquer une boule à facettes en guise de soleil artificiel. Le quatuor ne relâche pas la pression et enchaîne immédiatement avec les tubesques “Rock That Body” et “Meet Me Halfway”. Pendant cette première salve, il est difficile de lâcher Fergie des yeux, avec sa tunique cybernétique moulante, faisant de la chanteuse une prêtresse androïde à se damner. Des danseurs viennent alors donner un côté surréaliste au show, avec un costume hybride entre ghetto-blaster et… Égypte antique.
Puis, du haut de ses platines, le gourou Will.i.am s’offre un DJ Set d’anthologie, équipé d’un casque aux rayons lasers fulgurants. Tout y passe, de “Smells Like Teen Spirit” de Nirvana au “Jump Around” de House of Pain en passant par “Otherside” des Red Hot. Mais au dessus de ces classiques intemporels plane l’ombre de Michael Jackson avec l’enchaînement des brûlots “Don't Stop 'til You Get Enough”, “Wanna Be Startin' Somethin'” et l’incontournable “Thriller”. Un triplé en or qui s’offre définitivement l’adoubement de la part des spectateurs, qui n’en finissent plus de se déhancher au rythme de ces tueries radiophoniques. Puis on revient au répertoire des Black Eyed Peas avec un “Boom Boom Pow” surpuissant mâtiné de l’attendu “I Gotta Feeling”, histoire de faire imploser une bonne fois pour toute l’enceinte de la citadelle. Un véritable coup de chaud surnaturel. Il paraît qu’il pleuvait ce soir ? Ah non, rien remarqué. Décidément, ils sont forts ces météorologues !
Mark Renton
Mark Renton
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