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Black Label Society : Hellfest 2011, Clisson...
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Black Label Society : Hellfest 2011, Clisson

Si tout le concert avait eu l’intensité de sa fracassante entrée sur scène, le gang de Zakk Wylde aurait sans nul doute été l’un des grands moments du Hellfest 2011. Au lieu de ça...

“Geronimo !” C’est orné d’une coiffe de plumes amérindienne du plus bel effet que Zakk a déboulé comme un enragé, tout en déclamant une chanson en hommage non pas au grand chef sioux, mais à son homologue de la tribu des Lakotas, Crazy Horse. On ne saurait douter que l’intéressé connaît aussi le célèbre club parisien du même nom. C’était tout l’inverse de Little Big Horn. En lieu et place du général Custer et de ses hommes encerclés par une horde d’Indiens, c’est toute la foule qui semblait à la merci de ce farouche guerrier. Juste le temps de reprendre son apparence humaine, ou presque, et  le guitariste enchaîne avec “Funeral Bell”, l’un des meilleurs titres de The Blessed Hellride. Mais, même avec cette entrée en matière percutante, on pouvait dresser un premier constat. Black Label Society a beau défendre une image de gang de bikers à la vie à la mort. C’est Zakk qui monopolise tant les regards que les décibels. Il suffit qu’il se repose un peu trop sur un dernier album un peu pâlot, avec quatre extraits de Order Of The Black, et surtout des démonstrations limites parodiques, pour qu’on commence à jeter des regards de plus en plus fréquents à sa montre, ou, à son portable, pour la majorité qui ne possède plus cet accessoire antique. Contrairement au titre d’ouverture, “Overlord”, “Parade Of The Dead” ou “Godspeed Hellbound” n’ont guère été acclamés comme des classiques.   Non seulement le guitariste tire toute la couverture à lui, mais il ne semble guère disposé à nuancer son jeu pour laisser un peu le reste de sa troupe s’exprimer. On se demande même s’il ne préférerait pas se contenter d’un long solo et basta. Toutes ces paroles à apprendre, franchement ça sert à quoi ? Pour ceux qui sont uniquement venus voir le guitar hero, lequel n’oublie pas de caser les deux titres qui apparaissent dans le jeu du même nom (“Fire It Up” et “Stillborn”), tout était parfait. Mais pour les autres, il y avait de quoi repartir frustré avec le tri franchement trop sélectif qu’a effectué Zakk dans son répertoire… Il n’a même pas daigné lâcher un “No More Tears” qui aurait fait plaisir aux fans d’Ozzy, d’autant que son ancien patron ne l’a pas joué non plus le lendemain. Il ne se privait pourtant pas de le reprendre à tout bout de champ il y a une dizaine d’années. Ou même une petite reprise de Black Sabbath dont il avait le secret. Il n’aurait pas fallu grand chose, peut-être un peu d’humilité et de générosité envers son public, pour qu’il transforme un accueil simplement poli et respectueux en un véritable triomphe. Une profonde remise en question s’impose pour celui qui ne peut plus compter sur Ozzy pour se refaire une santé financière lorsque le besoin se fait sentir. Jean-Pierre Sabouret(Photo prise à Paris)

Frédéric Fahy


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 Aftershow(s) Date publication
 Black Label Society : Hellfest 2011, Clisson 22/07/2011
 Black Label Society : Hellfest 2011, Clisson 20/07/2011



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