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Black eyed peas : Concert Privé au VIP Room Theatre, juin 2009 ( Universal )
Direction les quartiers riches pour un concert privé des Black Eyed Peas. L'endroit est un vrai ghetto à fric. C'est la jungle, tout le monde brandit son I-Phone pour revendiquer son appartenance à son gang, les souliers en cuir reluisent, et les jupes viennent faire du rase-moule. Annoncé au grand public dans les médias, l'événement organisé par une carte bancaire musicale (sic) a rassemblé un bon millier de fans devant la salle, puisque la queue fait toute la rue de Rivoli !
Pour rentrer cependant il va falloir attendre, attendre, et encore attendre. Après une heure et demi de retard par rapport à l'horaire initial, il faut montrer patte blanche. Ou plutôt bracelet noir. Ou rouge. En dernier, les oranges. Ca devient n'importe quoi, la queue vole en éclats, c'est la cohue, et apparemment pour rentrer il faut faire la bise aux videurs ou avoir un mannequin à son bras.
Je choisis l'option la plus facile, m'approche du gorille, lèvres en avant, et dépose un délicat bisou sur sa joue. En retour, une mandale. Hop, retour dans la queue.
Ok, plan B. Je repère une victime apparente de malnutrition (= un mannequin), et lui propose de rentrer ensemble en échange d'un bon hamburger. Seconde mandale, sans doute une végétarienne ou une anti-américaine convaincue. Bon et bah on va attendre alors ! Finalement à 21H30 voici les lumières du club de Jean Roch qui me titillent les rétines. La place est bondée, un DJ vient faire vibrer les tympans de tout ce petit monde qui se rue sur les bouteilles de... Smirnoff ! Ca l'air hype la limonade.
L'attente est longue, un second DJ débarque, croyant faire monter l'ambiance. Mais les gens ne sont pas venus pour danser, alors ça siffle. Une fille fait un malaise, les fameux mannequins s'étonnent que la foule ne s'écarte pas devant elles et jouent donc de leurs coudes malingres pour se faufiler entre les rangs.
Finalement vers 22H15 les Black Eyed Pead arrivent après un lancement d'un animateur en mode [bienvenue au Club Med/ON]. Un speech de Will.I.Am, lunettes de travers, pour dire combien ils aiment la France blablabla, et l'annonce qu'ils vont jouer un ancien morceau pour lancer la soirée. Un seul, sans déconner ? Les quatre commencent étonnement avec le refrain du tube « Pump It Up » qui fait la joie des clubbers, avant de lancer leur « Pump It » à eux. L'acoustique de la salle n'est vraiment pas faite pour les concerts, les basses prennent le dessus sur tout, et surtout sur les voix, ce qui est assez gênant... Acclamations, et nouveau titre, le « Rock That Body », produit par le frenchie David Guetta. Et là le son se fait carrément plus fort ! Tellement que l'on se demande si ce n'est pas du playback, mais non, les autre assurent le show en dansant sur la petite scène. Fergie pousse sa voix, regarde avec un grand sourire les fans au balcon, les chanteurs se relaient, tant pour les couplets qu'entre les chansons pour remercier le public/mettre l'ambiance. A noter qu'Apl.de.Ap, le chanteur à crête, termine systématiquement ses phrases par « yo ».
L'ambiance retombe un peu avec les deux titres suivants, dont la fadasse « Rockin' To The Beat ». Le show est toutefois magnifiquement relancé avec le nouveau single, « I Gotta Feeling », dont la montée en puissance est encore plus flagrante en live. Et vue l'hystérie qui règne dans le VIP Room, nul doute que ce titre est appelé à devenir un nouveau classique du groupe en concert. Encore des remerciements, et déjà la fin avec bien entendu le single « Boom Boom Pow », sur lequel 3 danseurs apparaissent histoire de participer, puisqu'on les distingue à peine, cachés qu'ils sont par le groupe sur la petite scène.
Au moins3 heures d'attente pour les fans et même pas une demi-heure de show, avec un son vraiment pas génial et une set list très promotionnelle, il y a de quoi pester. Mais Pascal Nègre à l'entrée est tout sourire dans sa chemise à fleurs. Les fans aussi. De toute façon, ils devaient se douter qu'avec un événement lié à la Société Générale, il y aurait forcément une arnaque quelque part...
Sébastien Delecroix
Sébastien Delecroix
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