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Cali: Printemps de Bourges 2011
Cali a toujours été un show man. Et il semble qu’avec le temps, bizarrement, son énergie en live ne fait que croître.
Grand habitué du festival, il arrive sur scène tout habillé de noir, avec un très étrange pantalon sur lequel sont cousus des zips de fermetures éclair. Rock attitude. Le groupe qui l’accompagne est au moins aussi énergique que lui. A ses côtés, l’on trouve un clavier, deux batteurs, trois guitaristes-bassistes dont une jeune femme complètement déjantée qui n’arrêtera jamais de sauter en rythme avec le chanteur et un choriste encore plus enflammé que tous les autres, arborant un superbe kilt. Six artistes musiciens autour de lui, en haut sur une estrade, qui ne cesseront, pendant l’heure et demie du show, de l’accompagner de leur furie rock. « Nous dédions ce concert et tous nos concerts à Daniel Roux » assène Cali après avoir interprété le morceau rock Je sais ta vie, enchaînant directement avec L’amour fou, issu de son dernier opus, La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur. Dès le début, son rapport avec le public est clair est net : ici, on est dans le partage total. L’artiste prend son pied de micro et le dirige vers ses fans hurlants, avant de slamer avec plaisir, tout en continuant à chanter. Pendant tout le concert, il n’aura de cesse de donner son micro à ceux qui le suivent depuis des années, preuve d’un rapport d’amour flagrant. Pendant Qui se soucie de moi, Cali le survolté, qui court d’un côté à l’autre de la scène sans cesse, faisant flotter au vent sa veste noire tel un batman de la chanson française, se met à genou pour mieux interpréter ses paroles. Présentant son groupe au bout de deux chansons, il se fait sensuel pour Je te veux maintenant alors que des cuivres passent devant lui pour terminer le morceau d’une manière magistrale. A force de tournoyer partout, forcément, Cali enlève sa veste au bout de quinze minutes et la fait virevolter au dessus de sa tête, toujours avec la même frénésie pour interpréter Ma douleur, version très électrisée. Les duos avec ses musiciens donnent de très beaux moments d’émotion. Toujours aussi habité, mais plus léger, Cali continue avec Le grand jour sur des notes de piano frappé, qui lui donne l’occasion d’improviser des pas de danse classique. Les grosses guitares vrombissent immédiatement après, poussant le chanteur à slamer à nouveau dans la fosse, nageant jusqu’aux gradins, continuant à tenir le micro, à chanter jusque sur les escaliers du fond de la salle. De retour sur scène, on lève les poings sur Giuseppe & Maria avant de danser sur le tubesque Elle m’a dit. Les fans jumpent en rythme avec leur idole et chantent à tue-tête ce désormais standard de la chanson française. Appréciant particulièrement les pause à la Bono, le rockeur continue tout naturellement avec C’est quand le bonheur, qui donne lieu à un énorme solo de batterie. La folie touche alors les musiciens, la guitariste n’a plus de guitare, elle danse et chante comme une fille. L’orchestration part de plus en plus vers des envolées lyriques à la Arcade Fire et les très beaux moments mélodiques sont légion. C’est sur des riffs de guitare féroces et le rock à la fois rythmique et anthémique de Cantona que se termine ce furieux concert et cette très belle première soirée Berruyère. Photo : Daniel Bardou
Adeline Lajoinie
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