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Charles Aznavour : Vieilles charrues 2007
Un an après un passage remarqué de Johnny Hallyday au festival breton, l’organisation remet le couvert avec une autre star incontournable de la culture franchouillarde. Pour cette année, ce n’est ni plus ni moins que Charles Aznavour qui s’y colle. Même si sur le papier, l’idée semble bonne, la réalité est tout autre…
Au moment où la chanson française se tourne de plus en plus vers des artistes formatés par des émissions Tv, il semble qu’une certaine nostalgie nous pousse à adorer cette génération des Piaf et autre Montand qui nous paraît plus authentique (voir le succès du film «La mome» au cinéma…). C’est donc avec une certaine excitation que ce soir nous avons l’occasion de découvrir dans un festival populaire Charles Aznavour normalement habitué à chanter au Palais des Congrès de Paris à des prix prohibitifs. On remercie donc Les Vieilles charrues de l’avoir programmé.
Mais devant la prestation de ce soir, la déception n’en ai que plus grande : la voix est chevrotante, le son déplorable. Les instruments sont sous mixés pour essayer de sauver quelque chose de la voie faiblarde. La batterie a un son de casserole et les autres instruments sont inaudibles. Plus fort, Charles Aznavour fait preuve d’un piètre charisme, voir d’un certain dédain envers un public qui les pieds dans la boue avait bravé la pluie. Mais bon, on peut encore lui pardonner, né en 1924, le chanteur a l’âge de ses artères et a droit à ses sauts d’humeurs mais le garçon ne donne pas envie de passer la soirée avec lui (mais c’est sûrement réciproque…).
Là ou cela devient plus insupportable c’est que le traitement affligé aux chansons est pour le moins de très mauvais goût : mais que vient donc faire ici cet immonde synthé par exemple ? Ok, on ne demande pas un orchestre (quoique…), mais nous ne sommes plus dans les années 80. Nous sommes ici plus proche de la qualité d’un orchestre de bal que d’un artiste qui a côtoyé Edith Piaf. Dommage !
Frédéric Fahy
Frédéric Fahy
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