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Christophe Willem : Printemps de Bourges 2008
C’était LA star attendue de cette première journée. La Nouvelle Star même. Et il n’a déçu personne, bien au contraire. L’arrivée de Christophe Willem au Phénix est annoncée, en tout simplicité, par un tonitruant générique de Star Wars. 3° degré ou mégalomanie ? Qu’importe, le show est là et bien là.
Le grand échalas arrive sur scène en interprétant directement deux de ses tubes : Quelle Chance et Sony. Habillé tout de noir avec un petit chapeau de feutre, il bouge énormément, danse, sautille, prend des poses, s’amuse. Son décor est digne des grands concerts américains : quatre écrans diffusent des images d’ambiance alors qu’un immense mur de lumière colore la salle de rouge, vert, jaune ou bleu. Après cette belle entrée « la tortue » prend la parole pour assumer son statut de Nouvelle Star. Il demande même au public de reprendre avec lui le jingle de l’émission. Un chanteur qui sait rire de lui, c’est rare, on adhère !
Après quelques morceaux tirés de son album, il fait ce que le public adore chez lui, des reprises… de lui-même. Il revisite alors, version psyché, son Produit de l’Année.
Mais Christophe Willem n’assure pas le show tout seul. A ses côtés, en plus de ses musiciens, on trouve une choriste sexy en diable à la voix soul d’une puissance impressionnante et une frêle et blonde guitariste qui assure également les chœurs. Après un morceau les ayant mises en scènes comme deux maîtresses jalouses qui s’insultent par répondeur interposés, Christophe nous les présente. Laure-Anne, la choriste, est une chanteuse à part entière dont on ne va pas tarder à entendre parler alors que Skye a déjà sorti son album, assez remarqué, intitulé Lolapalooza. Le trio interprète d’ailleurs ensemble Aimer Tant, très beau titre de la chanteuse-guitariste. Dés lors, la complicité de ces trois-là sur scène ne cessera plus de porter le spectacle, révélant une facette plus sexy et moins androgyne de Christophe, qui enchaîne les zouks et autres danses lascives avec ces deux partenaires.
L’ambiance est déjà à son comble quand le jeune artiste décide de faire un karaoké avec son public sur un touchant Jacques A Dit, version acoustique. Enchaînement disco avec un très dansant « c’est comme ça qu’est-ce que j’y peux » où l’énorme boule à facette qui trône au dessus de la salle jour tout son rôle. Le son et lumière est impressionnant et le chanteur en profite pour reprendre quelques tubes pop des années 80, histoire d’accentuer l’ambiance boite de nuit. Terminant en beauté sur un morceau piano-voix, il fait frissonner toute la salle. Mais, en véritable entertaineur, il n’entend pas s’arrêter comme ça et n’hésite pas à s’improviser chauffeur de salle et finir par faire chanter à plein poumons une salle définitivement conquise.
Du grand spectacle ! ! !
P.S : La journaliste assume toute responsabilité sur la non-conformité des titres exacts des morceaux. Mais bon, tout le monde aura compris, non ?
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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