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Coldplay : Main square festival, 2 juillet 2009 ( EMI )
Quelques mois après un concert grandiloquent au Palais omnisport de Paris-Bercy, Coldplay est de retour en France en version festival. Finalement, cela change quoi ?
On nous a prévenu, Coldplay ne fera que trois concerts cet été dans les festivals, le Werchter, Roskilde et bien sûr notre Main square national à nous. Finie l’intimité chez nos anglais, depuis le carton interplanétaire de leur dernier album intitulé Viva la vida (plus de dix millions d’exemplaires vendus, de quoi largement se faire construire une piscine bio dans le jardon…), plus possible de faire des shows au rabais. Et même en configuration festival, le spectacle doit être à la U2. Du décor de Bercy, Coldplay ne gardera ce soir que le meilleur, oubliant la copie géante du tableau de Delacroix en toile de fond, mais conservant l’avant scène (étrange, Katie des Ting ting’s n’a pas été danser dessus, le staff du groupe de Chris Martin aurait-il donner des consignes?) et les ballons avec leurs projections vidéos assez artys.
D’abord, il faut avouer que le changement de plateau fut assez long surtout pour les fans hardcores qui se sont rués sur le devant de la scène dès le début de l’après midi, histoire de ne rien rater du joli minois de Chris. Jolie performance sportive car il fait une chaleur humide assez désagréable. Quand finalement, le son arrive, erreur ou blague du dj de service, c’est bien au dernier single de U2 que nous avons de droit. Puis l’instru qui démarre l’album est logiquement lancée. Et c’est parti. A peine arrivé, Chris Martin est déjà aux quatre coins de la grande scène. C’est étrange, quand il se déplace, il semble voler et non courir. Bon ok, cela entraîne quelque chutes, mais la scène, c’est comme le vélo, il faut tout de suite se relever après la chute. Le garçon est sympathique, la preuve, il n’oublie pas non plus de dire bonjour aux veinards propriétaires des appartements de la grand’place et qui sont à leurs fenêtres à quelques mètres de la scène.
Et que dire de la suite ? Coldplay ne va pas faire dans le subtil : du single, du single et encore du single. L’impression est encore renforcée avec le fait que le groupe doit jouer moins longtemps qu’à Paris. Malgré tout, Coldplay garde les deux moments particulièrement réussis de Bercy, le mini-concert sur l’avant scène, moitié électro, moitié solo au piano, le concert acoustiques de l’autre côté de la place même si cette partie fut un peu longue et a eu le désavantage de faire tomber un peu l’ambiance, les gros ballons jaunes sur… Yellow. Il fait un peu chaud ? pas de problèmes, Coldplay a commandé une légère pluie style tropicale. Petite surprise, un Chris Martin en grande forme reprenant Sati en intro de Lover in Japan ce qui nous emmène à la grande pluie de papillons multicolores.
Bref tout roule pour Coldplay ce soir, concert ramassé, groupe en pleine forme physique, visiblement heureux d’être là, épaté par la beauté du site (on les comprend…), les Coldplay nous ont fait le grand show. Merci les garçons, c’était super.
Frédéric Fahy
Frédéric Fahy
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