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Emilie Simon : Printemps de Bourges 2006 ( EMI )
Emilie Simon et son univers imaginaire « végétal » vient finir de caresser un public émerveillé par le concert précédent des sœurs Casady de Cocorosie, en ce dimanche définitivement sous le signe de la douceur.
Elle et son groupe arrive sur scène, empoigne sa Jagstang et démarre le concert par Alicia et ses bras de lierres dans une ballade violoncellé et éléctrobeaté avec délicatesse et doigtée. Puis, dès la deuxième chanson, le single du moment Fleur de Saison avec sa verve rock et son flow entraînant, prend le public dans ses pétales pour un univers luxuriant et singulier. Poupée de femme vêtue de noire, à la timidité palpable dans la sensibilité de ses mélodies comme le vieil Amant ou Opium, Emilie Simon sait aussi être punchy avec plus de guitares saturées que lors de la dernière tournée ou que sur album comme sur Madame rose hybride de thé ou Never Fall In Love.Entourée de musiciens talentueux, comme son acolyte de l’ircam aux machines Cyrille Brissot, le groupe possède un bruiteur, jouant avec tous les éléments du décor pour apporter du fond sonore à la forme musicale pop electro. Une osmose palpitante orchestrée par ces bruits étranges et ces mélodies botaniques envahit la salle. Une représentation 100% végétal qui se clôture et déracine l’univers bucolique pour entamer un petit retour en arrière avec sa reprise rock’n’roll d’Iggy & the Stooges I wanna be your dog.Le public végétatif ébahi l’acclame et l’applaudit pour All is white, tiré de la bande originale de la marche de l’empereur, le vent glacial ne venant jamais seul Song of The Storm est enchaîné derrière. Les lumières s’éteignent et Emilie Simon revient pour un rappel sur le fil, My old Friend termine ce spectacle splendide sur une note majeure.Magique et hors norme, Emilie Simon est une artiste séduisante aussi bien en live que sur album.
Alexandre Blomme
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