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Flogging Molly : Groezrock 2011
Pour finir ce premier jour de festival sur une note plus positive que le hardcore très brutal de Hatebreed, c'est à Flogging Molly qu'a été donnée la tête d'affiche.
C'est leur seule date européenne, et il y a bien 15 000 personnes rassemblées sous le chapiteau de la Main Stage pour danser au rythme des hymnes punk celtiques du groupe. Tous en noir, Johnny Cash style, les américains débarquent et envoient direct un nouveau titre, « Speed Of Darkness », qui donne également son nom à leur album à paraître en mai. Drôle de choix pour entamer les hostilités, du coup le vrai début du concert sera lancé avec « The Likes Of You Again », et voilà que ça danse partout dans la tente ! Si le pogo est forcément plus conséquent devant la scène, c'est du gros délire dans chaque coin, et l'ambiance est vraiment à la fête, les gens essayant de secouer leurs chevilles pour accompagner les airs de flûte irlandaise ou de violon qui se relaient sur des chansons comme « Drunken Lullabies » ou « Tobacco Island ». Qui dit festival dit forcément set-list réduite. Une heure de set, cela permet toutefois de se concentrer sur les titres les plus fédérateurs, chose qu'a bien compris Flogging Molly en envoyant en rafales les « Requiem For A Dying Song », « Swagger » ou « Devil's Dance Floor ». Ca tape dans les mains, ça chante en choeur : toute cette cérémonie est parfaitement dirigée par Dave King, le chanteur quarantenaire et roux, qui distribue également des canettes de Guinness au premier rang. Le groupe prend également le temps de présenter deux nouveaux titres, « Saints & Sinners » et le single « Don't Shut'Em Down ». Pas facile de se faire une idée de leur potentiel dans une telle configuration, mais la formule reste assez proche de que l'on connaît de la formation. Histoire de donner quelques moments de répit aux organismes, les ballades « Float » (superbe) et « If I Ever Leave This World Alive » retentissent, et viennent offrir quelques grammes de finesse dans un monde de brutes. C'est que les portes du festival sont ouvertes depuis douze heures, et que le soleil, la fatigue, les enchaînements de concert et l'alcool sont passés par là. Mais l'armée de punks a encore quelques forces à jeter dans la bataille, et ne se fait pas prier sur le final dantesque qui voit « What's Left Of The Flag » et « Seven Deadly Sins » débouler. Il est 1h30, le vendredi s'achève dans la joie et l'allégresse, et chacun y va se son petit bilan mais tous les avis sont unanimes : les patrons aujourd'hui, c'était Flogging Molly. Sébastien Delecroix
Frédéric Fahy
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