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Foals: Vieilles Charrues 2011, Carhaix
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Foals: Vieilles Charrues 2011, Carhaix

Les anglais bien trendy de Foals ont réussi à emporter toutes les Vieilles Charrues (enfin, ceux qui n’étaient pas à Stromae) vers des mondes oniriques et débridés juste sublimes. 

Ils sont cinq, viennent d’Oxford en Angleterre, sont tous plus fous et beaux les uns que les autres et sont une des plus bonnes surprises indie-rock de ses trois-quatre dernières années. Foals pose immédiatement son propre univers. Il faut donc un certain temps d’adaptation pour se sentir en totale adéquation avec les deux guitaristes géniaux, le batteur fou, le bassiste ultra doué et le clavier qui n’a rien à envier aux quatre autres. Le chanteur, également guitariste, s’appelle Yannis Philippakis et se présente toute barbe dehors et cheveux au vent, rockeur maigrissime tout en soubresauts et en tension palpable. L’autre guitariste lui ressemble comme deux gouttes d’eau et se révèle très vite être un danseur aussi raide et tendu que son double. L’on commence par le très doux Blue Blood qui, comme la plupart des titres du groupe, monte en puissance au fur et à mesure. La voix haute perchée de Yannis colle parfaitement à cette ambiance musicale à la fois planante et entraînante et leurs looks de dandys rockeurs d’aujourd’hui, entièrement vêtus de noir (à l’exception du batteur, en tongs et en short mais on comprend pourquoi quand on le voit jouer avec autant de force) accentue encore plus le côté magistral des accords. Le combo branché aime à mélanger gros rock, pop éthérée et électro planante avec un sens du groove imparable. Pas un regard pour le public, les artistes sont concentrés et fermés sur eux-mêmes. Mais peu importe, leur musique parle pour eux. Olympic Airways se révèle très rock et rythmique avec une performance bluffante du batteur alors que Jimmy Smith se lâche comme un enragé avec sa guitare électrique. Toujours aussi habités, après s’être enfin présentés comme étant « Foals from England », ils enchaînent avec Total Life Forever et Cassius. Déjà, tous les musiciens sont en sueur. Ils se donnent à fond, tête baissée et grande mèche de cheveux bruns qui leur tombe sur les yeux. Fiévreux, ils envoient de l’eau sur la foule et les solos, de batteries et de guitares, s’enchaînent. Ils annoncent alors une chanson où ils « fuck the beach » et lancent Miami, morceau plus down tempo. Les titres de leurs deux albums s’égrainent alors que le public est définitivement entré dans leur bulle sonore hallucinante : Cassius, Balloons, After Glow…  De la fumée sort du fond de scène et semble couler d’un peu partout, accentuant d’autant plus le côté onirique du show. Il nous offre du presque tout instrumental, du rock complètement habité, porté par le timbre éthéré du chanteur, de l’anthémique avec 2 Trees, du bien violent, qui débute presque a capella avec le bruit de la mer pour repartir en furie sur Spanish Sahara. Un morceau qui sera poussé en longueur, pendant plus de dix minutes ahurissante. Le chanteur lui-même se frappe la tête avec son poing, continue de chanter dans le noir, descend dans la fosse puis va jouer autour du batteur et bondit sur place. De la folie pure, qui s’évapore dans les riffs de guitare de Red Socks Pugie, les dingueries à la batterie sur Electric Bloom puis le salmigondis de Two Steps, Twice. Laissant les spectateurs hébétés face à tant de talent échevelé, le quintet part en laissant les amplis crier une dernière note. Magistral ! Coït musical à son climax ! Adeline Lajoinie

Frédéric Fahy


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 Artiste
 Foals


 Aftershow(s) Date publication
 Foals: Vieilles Charrues 2011, Carhaix 10/08/2011



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