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Green Day @ Trabendo 12-05-09 ( Warner Music )
Juste avant la sortie de leur très attendu nouvel album, "21st century Breakdown", Green Day offrait à son public français un concert privé dans une salle intimiste. Récit.
Alors que Bercy est déjà plein pour début octobre, l'occasion de voir Green Day dans une petite salle était trop belle pour les fans. Ceux-ci n'ont donc pas hésité à jouer à de drôles de concours NRJ pour obtenir des invitations aux allures de tickets d'or et voir leurs idoles de près. Voire les sentir, les toucher, et plus si affinités.
La moyenne d'âge doit se situer entre 16 et 18 ans (donc à peu près 17), et la salle que l'on aurait imaginée aussi pleine qu'Amy Winehouse ne l'est finalement pas. Les portes aussitôt ouvertes, les kids se précipitent sur les barrières pour s'y enchaîner et être au plus près du trio californien.
La première partie du concert est entièrement consacrée aux nouvelles chansons. Il s'agit d'un concert promo (l'animateur NRJ venu faire le chauffeur de salle juste avant nous l'a bien rappelé) et "21st Century Breakdown" est mis à l'honneur avec 10 morceaux. On constate la tournure bien plus pop-rock du groupe, avec des chansons comme "Last Of The American Girls", ou même la ballade langoureuse qu'est le futur single évident, "21 Guns", héritier légitime du "Boulevard Of Broken Dreams" qui avait ouvert les autoroutes du succès à l'album précédent, un certain American Idiot. Bien évidemment la comparaison est inévitable. Le single "Know Your Enemy" remporte un joli succès à l'applaudimètre, tout le monde reprenant les "ohé-ohé". Autres chansons à suivre, les fougueuses "Murder City" ou "American Eulogy". La période Warning semble être remise au goût du jour avec les chansons "Viva La Gloria? (little girl)" ou "The Static Age". Le chanteur Billie Joe passe le plus clair de son temps à agiter sa tignasse brune dans tous les sens pour motiver les foules. Vue la tournure plus ambitieuse des morceaux, on n'est aucunement surpris de voir des musiciens additionnels assister le groupe, puisque déjà présents sur la tournée American Idiot en 2005.
Après "See The Light" les stars de la soirée s'éclipsent, mais personne n'est dupe. Ils sont obligés de jouer d'anciens morceaux, au risque de voir se déclencher une émeute dans le Trabendo ! Ils reviennent vite fait bien fait, et balancent l'impeccable enchaînement "American Idiot" puis "Jesus Of Suburbia". L'ambiance devient aussitôt plus électrique. Certains spectateurs jusqu'alors bras croisés/ couilles grattées se lancent dans l'arène et vont danser en compagnie du tas d'adolescentes hystériques qui commence à se faire moins compacte. Encore plus anciens, deux morceaux du mythique Dookie sont lâchés en pâture. "Longview" est pour une jeune fille l'occasion de transformer ce concert en la meilleure soirée de sa vie, puisqu'elle est invitée sur scène par la chanteur Billie Joe Armstrong pour chanter le morceau. Leurs deux bouches ne sont qu'à quelques centimètres sur le refrain : la demoiselle ne doit plus avoir que le front de mouillé. L'inévitable "Basket Case" est un autre très grand moment du show, le chant étant laissé au public, qui remplit plutôt bien sa tâche.
"King For A Day" est une bonne occasion de faire la fête, surtout suivie de la reprise des Isley Brothers, "Shout". Ca le fait, et "Minority" derrière vient faire remuer une fosse rassasié, suante, et comblée ce soir. Quasiment tous ont dans leur appareil numérique du son et des images de mauvaise qualité pour se rappeler qu'ils y étaient. Certains ont même en cadeau bonus une baguette (pas de pain) du batteur Tré Cool, qui les lance par dizaines à la fin du show. Green Day est belle machine de guerre, précise, ne laissant aucune place à la moindre imperfection en live. L'arme idéale pour populariser le punk-rock à grand renforts de missile pop.
Sébastien Delecroix
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