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Hocus Pocus : show case dans un ID TGV, Mars...
Hocus pocus
http://www.idtgv.com/30109i/decouvrir-idtgv/evenements/theme-1-idevenements/hocus-pocus.html

Hocus Pocus : show case dans un ID TGV, Mars 2008

Dans les coulisses d’un voyage de presse express. 11 heures du mat’, rendez-vous Gare de Lyon, direction Aix, « où l’on parle pointu, où les jeunes sont vex’ » comme le rappe IAM (Attentat II). Objectif, un triple concert d’Hocus Pocus, le piquant crew nantais de hip-hop jazzy. Pourquoi triple ? Parce-que le groupe inaugure un programme de concerts organisés dans les ID TGV en collaboration avec le brillant site de radio communautaire RKST.org. Première prestation en fin de journée au musée de la tapisserie de la ville provençale.

18 heures. Sous une voute moyenâgeuse, offrant une acoustique cristalline et un léger écho, le show commence par… un mage ! Barbe pointue, longue robe noire, il donne les éléments de sa formule magique : de vieux 33 tours de jazz et de funk, les lunettes de Bootsy Collins, un réveil volé à Flavor Flav de Public Enemy. Et, d’un coup de baguette, Hocus Pocus apparait. La formation est réduite. 20syl, souriant et remuant n’est accompagné que de David Le Deunff, à la guitare et au chant. Leur set d’une dizaine de titres à la sauce acoustique n’en est que plus frais. Le premier morceau se fait a-capella suite à une petite panne de micros. Et le flow hip-hop n’est que plus mélodique accompagné d’une seule guitare. Comme quoi, le rap est surtout une question de savoir-faire et de passion. Monsieur Tout le Monde, Place 54, Comment On Faisait ? ou J’attends se prêtent parfaitement au jeu. Même Vocab !, morceau originellement bourré de scratchs et de samples, se révèle une formidable adaptation. La cinquantaine de jeunes aixois présents répondent immédiatement aux rythmes entrainants, sourires aux lèvres et claquements au bout des doigts. Un duo qui ne cesse de s’esclaffer, apparemment sensible à cette ambiance joviale. Après la grosse demi-heure de concert, les applaudissements et sifflements fusent. Le premier pari de ces concerts d’ « artistes en liberté » de RKST.org est remporté haut la main.

20 heures, on remonte dans le train en sens inverse. Des affichettes annoncent les show case d’Hocus Pocus au bar. Un bar, à l’étage, qui est tout étriqué et bas de plafond. Difficile de s’imaginer qu’un concert pourrait s’y tenir. Et pourtant… Une heure après le départ, il n’est plus possible d’accéder au service restauration. Chaque centimètre carré est occupé par un passager mi-étonné mi-conquis par ces rappeurs hors normes. Comme par magie (leitmotiv de la journée), le lieu colle tout à fait à la musique. La configuration donne au spectacle un côté « bœuf de jazz men au fond de la cave d’un petit club new yorkais ». Le public ne semble pas connaitre le groupe. Qu’importe ! Tout le monde a l’air charmé par cet évènement à la fois original et incongru. 20syl est lui-même étonné : « C’est un peu comme à nos débuts, quand on faisait la tournée des petites salles, des MJC. On est à nouveau super proches du public, un public qui ne nous connait pas. » Etonné et ravi : « C’est cool de faire découvrir le rap à un public qui ne nous est pas acquis, de casser les clichés de cette musique, de démontrer la diversité du hip-hop français. Dans le rap, il y a autant de genres que dans la variété : du hard, du funky, de l’acoustique... » Premier concert dans un train pour 20syl, qui se dit « trop timide pour faire autre chose qu’écrire des heures, assis à ma place, comme je le rappe sur le titre Place 54. J’ai besoin de calme pour être inspiré et le train, c’est l’idéal.» Mais pas vraiment une première pour David, qui se fait charrier « parce-que qu’il sort sa guitare, sans problème, où qu’il soit ! »

30 minutes après le premier show case, Hocus Pocus revient pour une toute dernière jam-session. En traversant les wagons adjacents, remplis de voyageurs profondément endormis, on s’étonne de la parfaite isolation phonique. Parce qu’autour du bar, les journalistes et autres curieux frappent des pieds, des mains, dansent et reprennent les refrains avec ferveur. La serveuse a gardé sa bonne humeur malgré le tohu bohu continuel et prend même des photos avec son portable parce-que « sinon, personne ne me croira quand je dirais que mon boulot est difficile ! ».

23 heures. Paris Gare de Lyon, tout le monde descend. Déjà ! En partant, sur le quai, certains voyageurs chantonnent d’étranges airs « I’m mister nobody, somebody… », « just give me that smile, oh baby come on, i can't live without it… », « J’attends… I’m waiting…

Lajoinie Adeline


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 Artiste
 Hocus pocus


 Chronique(s) Date publication
 Hocus pocus : Place 54 24/10/2007


 Aftershow(s) Date publication
 Hocus Pocus : show case dans un ID TGV, Mars 2008 13/03/2008



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