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Housse de Racket : Marsatac (Marseille), le 1 octobre 2O11
En guise de clôture du festival, avant que les platines ne prennent le pas sur les guitares, Housse de Racket à investi la Seita. Avec un deuxième album tout juste débarqué dans les bacs, Housse de Racket tente de se réinventer, et de se sortir de cette image de tennismen décalée. On leur sent la force des conquérants… mais Alesia porte belle et bien le nom d'une bataille perdue.
Ce soir, en plus de devoir défendre un nouvel album que personne n'a encore eu réellement le temps d'écouter, Housse de Racket doit faire face à la concurrence de The Subs. A Paris, où il suffit de prononcer Kitsuné pour que les hipster se pâment, le public n'a rien perdu de sa ferveur et les fans les attendaient avec impatience! Mais à Marseille, il semble en être autrement… Malgré tout, les deux musiciens ont beaucoup tourné au cours de leur carrière, on n'imagine pas que la scène leur fasse défaut.Cependant on ne retrouve absolument le côté déjanté qui mettait du piment à leurs prestations. Avant c'était leur impertinence qui était prétentieuse mais qui faisait leur charme, maintenant ce sont leurs longues introductions - avec une accumulation de distorsions qui donnent des impressions de pointes de vitesse alors que le morceau rame… Ce qui rattrape leurs nouvelles compositions, c'est la batterie combattante de Victor à toutes épreuves et la voix juvénile de Pierre qui vient casser la carapace impénétrable créée par la (sur)abondance d'orgues.Heureusement, les chansons issues de Forty Love viennent alléger le set. Après ?Synthétiseur', Housse de Racket annonce ironiquement une reprise des BB Brunes et se lance dans le tube qui a occulté leur album complet: ?Oh Yeah!' Subitement, la salle se remplit! On constate à l'horaire que c'est une coïncidence: The Subs vient juste de relâcher tout le monde. Mais ça tombe bien, ce morceau colle exactement à l'ambiance que le public est venu chercher ce samedi soir: délirer avec les potes. Le duo en profite, il lui reste un quart d'heure pour convaincre la salle!Le groupe n'a peur de rien et assène ?Apocalypso': si ce morceau est un réel poème, ce n'est pas avec une attente apocalyptique sous forme d'incantation de la pluie qu'ils mettront le public de leur côté! Housse de Racket pose alors son nouveau single, le léger ?Roman', qui séduit instantanément le public. Ils finiront par ?Aquarium', la première chanson composée pour cet album: la mélodie est sympathique mais le duo le transforme en un morceau grandiloquent, beaucoup trop lourd… Au moment de quitter la scène, Pierre laissera sa guitare grésiller contre l'ampli, mais déjà les lumières se rallument et la foule se presse dehors.Ce nouvel album est certes un peu indigeste pour un soir de festival, pourtant après plusieurs écoutes, on peut se prendre d'empathie pour Alesia.
Agnès Bayou
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