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Iggy Pop : Printemps de Bourges 2010 ( EMI )
Iggy Pop est une légende vivante...
Et bien vivante ! Du haut de ses soixante-deux ans, la légende du punk rock reste une veritable bête de scène. Depuis le début de la soirée, les spectateurs de l’immense chapiteau, qui peut contenir jusqu’à 6 000 personnes, n’attendaient que lui. Et ils n’ont pas été déçus ! pendant plus d’une heure vingt, le chanteur, accompagné de son bassiste, Mike Watt, son batteur Scott Asheton aka Rock Action, Steve McKay au saxo, piano et pecus et le guitariste James Williamson ont démontré que, parfois, le talent attendait bien le nombre des années. Tous ces chevelus au poil grisonnant (à l’exception d’Iggy, toujours blond peroxydé) ont “envoyé du bois” comme jamais. Le show débute avec le mythique Raw Power. Iggy arrive avec un jean taille basse bien moulant et un gilet noir qu’il ne gardera pas longtemps, se trimballant d’un bout à l’autre de la scène torse nu, comme à son habitude.
Si son problème à la jambe le fait toujours autant boiter, cela n’enlève absolument rien à son extraordinaire énergie, immédiatement communicative à des fans déjà conquis depuis des lustres. Il ondule son corps tout sec tel un serpent lubrique et multiplie les chorégraphies avec ses bras, qu’il balance dans tous les sens. L’iguane donne tout à son public et se jette régulièrement dans la fosse, obligeant un technicien à le suivre avec le câble du micro, offrant alors le tableau ubuesque d’un grand balèze trimballant Iggy par sa laisse. Les tubes s’enchaînent alors, de Kill City à Gimme Danger en passant par Chock In My Pocket, qui permet au saxo de s’offrir un beau solo.
Les années n’ont pas non plus réduit son sex-appeal. Et, pour le bien nommé Shake Appeal, Iggy demande au plus de monde possible de monter sur scène avec lui. La sécurité veille sur les musiciens mais Iggy se laisse embrasser et prendre dans les bras avec un plaisir non dissimulé. Suite de l’enchaînement des hits avec Search And Destroy, 1969, Fun House, Johanna, Your Pretty Face Is Going To Hell, Beyond The Law, Five Foot One, Open Up And Bleed, I Need Somebody, Penetration. Ne se désapant pas totalement, il montre tout de même, à plusieurs reprises, de nombreuses parties de son anatomie intime, pour la plus grand joie d’une assistance qui exulte. I Wanna Be Your Dog arrive en fin de show et provoque la liesse d’une foule déjà plus que ravie. Quand Iggy annonce la dernière chanson, c’est forcément, la deception. “It’s a song of failure and loose of youth but you don’t give up” explique-t’il avant d’interpréter Dirt. Et pour terminer en beauté, le roi fait tourner son micro autour de sa tête avant de le laisser s’enrouler autour de son cou.
Encore du très grand Iggy !
Adeline Lajoinie
Photo : Hervé All
Lajoinie Adeline
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