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Jamie Cullum : Le Point Ephémère, 20 octobre 2009
Difficile d’entrer au Point Ephémère (Paris 10°) ce mardi soir ! Trop de monde pour pas assez de place, résultat, une bonne 20aine de personnes ont vu le concert de Jamie Cullum depuis le sas d’entrée…
Bien heureusement, nous n’étions pas de ceux-là. Nous avons bien vu le génial show de plus d’1h30 que nous a offert, une fois encore, le bondissant pianiste et chanteur de jazz anglais. Venu en partie présenter son nouvel album, The Persuit (« les journalistes français ne savent pas le prononcer, ils disent tous Per-sweet. C’est trop mignon, j’adore », confesse-t’il), il a tout de même interpréter nombre de ses tubes au plus grand plaisir de ses fans criants.
Le délice commence donc par une géniale reprise au piano du Don’t Stop The Music de Rihanna, cover qui transcende la version originale comme seul Jamie en est capable. Alors qu’il enchaine avec un morceau plus pop, Wheels, extrait de son nouvel opus, l’on découvre ses musiciens, au moins aussi doués et polyvalent que lui puisqu’en dehors du batteur, les 3 autres se révèlent être tous multi-instrumentistes. Et la chaleureuse complicité qui lie le chanteur à son groupe augmente d’autant plus la chaleur d’une soirée où l’énergie et la joie sont déjà très communicatives. Le virtuose continue de faire voler ses doigts sur le piano, jouant même parfois avec le plat ou le dos de sa main, se levant pour danser (sans arrêter de jouer, ce serait trop facile !) ou s’arrêtant juste pour laisser couler un solo de trompette.
Puis il fait sa célèbre reprise d’If I Ruled The World, enchaine avec une ballade, reprend un de ses titres favoris de la comédie musicale Sweeney Todd et rend l’assemblée hystérique quand il joue ses tubes comme What A Difference A Day Make, repris en karaoké par l’assemblée du début à la fin. Ses nouveaux titres plaisent autant que les anciens parce qu’ici, ce qui compte vraiment, c’est l’interprétation, qui est toujours au top car Jamie investit à fond chacun de ses morceaux sur scène.
Et le petit diablotin, dont le physique rappelle celui de Pete Doherty (en beaucoup plus lumineux), n’est jamais à une surprise près. Ainsi, il demande à la fin du concert, à tous ses musiciens de venir avec lui sur le tout devant de la scène. Il baisse le micro et va alors interpréter a-capella, un de ses morceaux, suivi, tout naturellement, du classique du jazz Caravan de Duke Ellington. Un pur moment de génie et d’émotion qui nous fait dire, à nouveau, que ce jeune artiste-là a vraiment tout d’un grand !
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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