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Java : Solidays, 6 juillet 2008
Cela faisait bien longtemps qu’on avait eu de nouvelles du joyeux groupe parisien. Un dernier album en 2003, Safari Croisière. Une tournée avec le chanteur de reggae Winston McAnuff en 2006, qui se solde par l’album live Paris Rockin. Puis plus rien en groupe.
Heureusement pour les fans e François Xavier Bossard alias Fixi (accordéon et claviers), Erwan Seguillon (auteur-interprète) sont toujours aussi potes, toujours aussi déjantés et nous préparent un nouvel opus. Dont le public de Solidays a eu l’exclusivité en ce dimanche après-midi très ensoleillé. La pelouse de la scène Bagatelle n’avait pas vu autant de monde depuis le début du festival. Impossible de s’asseoir si l’on voulait avoir une chance de voir quelque chose. L’assistance est chaude bouillante. Java a beaucoup de fans à ce qu’il semble. Il faut avouer que le groupe est calibré festival. Une musique festive, des textes très drôles et une folie furieuse très contagieuse.
Les premiers morceaux sont donc des inédits, même pas encore enregistrés. Et pourtant, cela marche comme jamais. Le tout premier titre joué J.A.V.A. explique qu’ils ne sont ni rock, ni punk ni rap. Le second est un texte100% accent parisien surnommé J’me Marre. Dés que le groupe harangue le public, ce dernier réagit à grand cris et bras levés. Pour Ennemi Public, Java demande à tout le monde de faire l’effort de danser à deux. Puis, après avoir joué un dansant Joyeux Anniversaire en l’honneur de Solidays, l’accordéon de Fixi part en musique de bal musette. Ce qui ravit autant l’assistance que le groupe, qui assène : « Il n’y aura pas d’autre concert tant que tout le monde ne danser pas sur notre musette. » Fans et bénévoles investissent la scène pour des danses approximatives mais endiablées. On termine par un très ragga Bouge Ton Boule et un classique Pépette, qui rend l’auditoire complètement dingue. Ca s’appelle un énorme succès public !
Adeline lajoinie
Lajoinie Adeline
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