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Justice : Rock en Seine, vendredi 29 Août 2008 ( Because music )
Justice arrive sur scène sous les huées. Jamais facile. En même temps, quarante-cinq minutes de retard, ça tape quelque peu sur les nerfs. Dépassement des Raconteurs sur la grande scène ou annulation du concert d’Amy Winehouse, toujours est-il que le public attend en piétinant devant l’énorme mur d’une vingtaine de baffles et l’immense croix blanche illuminée. Puis le duo parisien arrive, fait cracher sa musique et (presque) tout est oublié…
Dans un brouillard rosé, Gaspard Augé et Xavier de Rosnay entament leur show par un de leur premier tube, Phantom. Comme si le sort s’acharnait sur eux, le son coupe au bout de quelques minutes. Pas décontenancés pour un sou, les deux parisiens reprennent leur concert à l’endroit où ils l’avaient commencé, augmentant presque d’un ton leurs énormes basses. Le jeu de lumière, en stroboscope ou en grands traits blancs ou bleutés, accompagne à merveille un show super vitaminé. Heureusement, d’ailleurs car la première demi-heure, les DJ ne bougent pas beaucoup. On ne voit presque pas leurs têtes, cachées derrière tous leurs appareils. Leur musique parle pour eux mais eux ne transmettent pas grand-chose au public. Seul Gaspard, habituellement mutique, lève un bras et danse en rythme de temps à autre.
Les tubes s’enchainent et ne se ressemblent pas. D.A.N.C.E se la joue hardcore puis presque acoustique. Le son crache, les basses sont saturées et les aficionados dansent dans tous les sens. L’ambiance monte très vite et Rock en Seine se transforme en boite de nuit géante. Après Water of Nazareth, le show atteint son paroxysme. Les premières notes de We Are Our Friend donnent lieu à un a-capella géant (plus de 15 000 personnes sont présentes) qui file des frissons. La croix clignote en rythme. Les deux acolytes se lâchent et commencent à danser. On frappe des mains, on claque des doigts et on saute dans tous les sens. Chaque morceau est tiré en longueur, donnant lieu à de très belles sessions de musique électro ultra énergiques.
Après deux rappels, le groupe revient sur scène pour un dernier morceau, plus rock. Et là, nouvel incident technique. Reprenant le contrôle de leurs machines au bout de quelques secondes, les Justice descendent de leur estrade et viennent saluer le public.
Chapeau bas pour autant de professionnalisme en toute circonstance !
Adeline Lajoinie
Lajoinie Adeline
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