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Les Cowboys fringuants : Printemps de Bourges 2010
C’est une bourrasque qui souffle en dernière partie de soirée sur le Phénix de Bourges, pour clôturer sa soirée francophone. Une bourrasque aux relents de sirop d’érable, qui nous vient tout droit des terres gaspésiennes québécoises. Ils sont deux guitaristes, un bassiste, un batteur, un chanteur charismatique et une multi instrumentiste aussi jolie que douée. Ces Cowboys tout ce qu’il y a de Fringants méritent on ne peut mieux leur nom. En effet, ils offrent immédiatement une énergie galvanisant qui transforme le Phénix en bal populaire géant. Dés les premières notes, ces six-là font danser et sauter tout le monde et les mains ne cesseront de se lever qu’aux toutes dernières notes, presque une heure et demi plus tard.
Dés le début, l’on se rend également compte à quel point les Cowboys ont un véritable public en France, qui les suit depuis longtemps et les connaît bien. En effet, quand résonne L’Expédition, morceau pourtant assez nouveau, tous les fans se mettent à chanter et à danser. Sur scène aussi, on ne ménage pas son bonheur de se laisser transporter par cette musique toute festive et Jean-François Pauzé, auteur de tous les textes et guitariste ne cesse d’arpenter la scène de long en large en bondissant dans tous les sens. Karl Tremblay, en bon leader et maître de cérémonie enchaîne les tubes en piochant dans leur large répertoire : Ti-cul, La manifestation, Entre deux taxis, La Gamine, 8 secondes… Aussi engagés qu’ils peuvent être légers, les Cowboys proposent également des titres qui tapent du poing sur la table comme En berne, introduit par un grand : « voilà une chanson pour tous ces bouffons qui nous gouvernent ! »
« Bienvenue au Québec, la Gaspésie c’est beau » assène Karl, emporté par la joie ambiante. S’en suit une chanson qui parle au cœur et qui offre une petite Tant qu’on aura de l’amour. Après un toujours plus énergique Si la vie vous intéresse, Karl s’eclipse pour laisser la place aux musiciens qui offrent un morceau tout acoustique où la pétillante Marie-Annick brille tout particulièrement avec son solo complètement fou au violon (la belle touche également sa bille à l’accordéon, la mandoline, le chant, le piano et la flûte, rien que ça…). Karl revient pour un petit slam sur Juste avant de mourir et, surtout, pour interpréter les deux derniers morceaux, des tubes qui finissent de mettre le public en transe, Plus rien et Les étoiles filantes (pendant lequel le public envoie des avions en papier, allume des bâtons lumineux ou des briquets un peu partout. Mais la fête ne s’arrête pas là et le groupe revient ensuite pour deux autres titres avant de s’éclipser, laissant les fans en transe, en sueur et ravis.
Adeline Lajoinie
Photo : Hervé All
Lajoinie Adeline
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