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http://www.waxx-music.com/waxx_videos/Tetes-raides-Artichaud-Live-_174.html Les Têtes Raides : 20 ans de Ginette, Casino de Paris, 19 novembre 2008 ( Warner Music )
20 ans, ça se fête ! Et mercredi soir au Casino de Paris, les Têtes Raides avaient vu les choses en grand pour célébrer leur toujours fringante et allumée Ginette. Pas moins de quatre heures de spectacle ou presque, des invités à en pleuvoir, des colères, des sourires, des cris et bien sûr des bougies !
Tout débute par un « Bonjour Paris » enthousiaste du toujours en noir Christian Olivier, auquel quelques 2000 adeptes répondent par des cris enjoués. C’est partie pour une enfilade de titres énervés, revendicatifs, de cuivres et de cordes endiablés, de jeux de mots bien placés et de sourires partagés.
Après un Arti- chaud de lumières rock crescendo, l’émotion s’installe quand Mauricette Leibowitch fait son entrée sur scène. Petite dame soutenue par sa canne, l’auteur de « Le cœur a sa mémoire» demande un peu de silence au public touché par un charmant « attendez parce que c ‘est pas évident pour moi » avant de le faire définitivement trembler au son de sa voix hors du temps… Scandant un « peuple français » engagé, Christian Olivier réveille la salle avec « Expulsez-moi », dansant comme un pantin énervé qui ne lâche rien non plus sur « Houba », porte-voix en main et sirènes montrant que même après plus de vingt ans de scène, l’énergie de l’urgence est toujours là. Loïc Lantoine aussi, heureux invité de « Saint-Vincent » avant le traditionnel « Gino » qui, comme toujours, fait chanter et bouger un public déjà conquis.
Il y aura aussi le violon de Yann Tiersen, Valhère qui n’oubliera pas son duo (« souvent j’oublie ») avec la violoncelliste Anne Gaelle, la visite de l’ancien batteur Lulu, le fidèle accompagnateur Jean Corti pour des « Vieux » qui pendant quelques minutes parviennent à suspendre pour de bon l’horloge du temps, et puis la belle Jeanne Cherhal, robe bustier noire et talons aiguilles, qui fait perdre ses mots à un Christian Olivier troublé sur « Sans titre ». Il y aura aussi ce « besoin de consolation (est) impossible à rassasier », solennel et véhément, long (trop long ?) de 20 minutes.
Et parce que c’est tout de même l’héroïne de la soirée, il y a Ginette, tant attendue qui souffle elle-même ses bougies, Ginette qui fait valser la salle et les cœurs des spectateurs. « Et c’est tout » ? Non bien sûr, car rien ne s’arrête jamais avec les Têtes Raides, le tourbillon de « L’iditenté », de « Vaille que vaille » et les petits Bancos, qui prouvent encore une fois, sur scène comme dans la salle que la flamme qui unit les Têtes Raides et son public, de 4 à 70 ans, aura toujours 20 ans !
Marie-Pierre Galinon
Marie-Pierre Galinon
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