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Limp Bizkit : Main square festival 2011, Arras
Limp Bizkit fait partie de ces groupes de la vague des années 90 néo métal, comme Korn, qui a squatté les sommets des charts avec de nombreux singles et albums. Dans les années 2000, le succès est vite retombé, à cause des changements de mode en radios mais aussi "grâce" à des albums nettement moins bons !
Malgré tout çà ils sont encore là et leur sixième album à peine dans les bacs, Gold Cobra Limp Bizkit a la dure tâche, en fin d’après-midi, de chauffer le public du Main Square avec un set court d’une heure à peine ! L’occasion de voir si sur scène, ils ont changé depuis toutes ses années écoulées.La bande à Fred Durst débarque donc sur scène avec Introbra (morceau qui ouvre leur dernier cd), envoyé par DJ Lethal aux platines devant une grosse enseigne lumineuse affichant Limp Bizkit. John Otto se place derrière sa batterie tandis que Sam Rivers accompagné de sa basse lumineuse et Wes Borland avec son corps peint de noir, portant une peau de bête, affublé d'un masque accompagné de peintures aborigènes, rentrent sur scène. Fred arrive ensuite arborant un survêtement rouge et noir Adidas, baskets Nike et casquette vissée sur la tête ! Niveau look rien n’a donc changé, mais en est-il de même pour la musique ?Le premier titre interprété sera Shoot Gun, surprenant ce n'est vraiment pas le morceau le plus accrocheur du dernier cd, mais ce sera le seul joué de cet album alors qu’on aurait pensé à un matraquage promotionnel de celui-ci, ou même aimé le dernier bon single Gold Cobra. Mais le groupe en a décidé autrement et préfère nous jouer leurs bons gros tubes qui font danser et sauter la fosse.S’enchaînent donc My Generation, Livin, IT Up, Hot Dog et My Way. Si Fred Durst est peu bavard, cela ne l’empêche pas de courir partout sur scène, de droite à gauche, sur les promontoires, de descendre à plusieurs reprises escalader la barrière pour être au plus près de son public et même le faire chanter ! "I love the french i’ve got a great idea why we don’t break some shit" dit-il pour introduire ensuite l’excellent Break Stuff avant d’entonner la Marseillaise avec le public ! "This is a great with beautifull people" c’est alors au tour des titres extraits des bandes originales et reprises de Take A Look Around (Mission Impossible), Faith reprise de George Michael et pour calmer le tout Behind Blue Eyes (reprise de The Who Gothika). Fred remercie le public, lui offre des bières en envoyant quelques canettes dans la fosse puis d’un " Let’s go crazy you’ve got the keys of the house baby ! " finit le concert avec un épique Rollin’En conclusion Limp Bizkit a réussi son pari. En une heure à peine et 10 titres joués il nous replonge dans les années 90, fait jumper la fosse comme jamais, prouvant que malgré des albums décevants il reste un super groupe live. On regrettera juste d’avoir passé si peu de temps en leur compagnie… finalement. Texte et photo : Benoit Rony
Frédéric Fahy
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