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http://www.rockenseine.com Mark Ronson : Rock en Seine 2007 ( Sony/BMG )
Dimanche 26 août, 16h15, grande scène du festival Rock En Seine de Saint Cloud. Comme souvent, les festivaliers ne sont pas encore beaucoup à être arrivés sur le site. La véritable attraction de la journée, c’est le concert de Björk ce soir. Et peu de gens connaissent Mark Ronson. Pourtant, ce talentueux DJ-musicien-producteur anglais a travaillé avec Amy Winehouse, Lily Allen, Robbie Williams ou Sean Paul...
Quand il arrive sur scène, le public semble plus perplexe et curieux que passionné. Entouré d’une dizaine de musiciens, ce prodige de 23 ans au visage d’ange se présente en toute simplicité, prend sa guitare et se met quelque peu en arrière pour laisser chanter un rappeur totalement inconnu. Tout à coup, les cuivres ronronnent, faisant se balancer les corps et les badots commencent à être de plus en plus nombreux.
Après un premier morceau très funk, Mark Ronson donne le « la » d’une version très hip-hop du tube Toxic de Britney Spears. L’assistance reconnaît immédiatement et, ravi, chante avec le rappeur (un autre, toujours aussi inconnu) la chanson revue et corrigée avec talent. La plupart des morceaux interprétés sont issus de Version, son second opus, qui reprend à la sauce soul-motown des tubes pop-rock, aidés par de grandes stars. Ici, c’est la musique qui a la première place, pas les interprètes. Et le son qu’a créé Mark Ronson a tout pour plaire en cet après-midi sur-ensoleillée : tous les titres sont ultra énergiques, positifs et joyeux, donnant irrémédiablement l’envie de danser. Le groupe est en parfaite harmonie avec le guitariste-pianiste Mark Ronson et leur joie de jouer est vraiment communicative.
En moins d’un quart d’heure, la pelouse de la grande scène se remplit de jeunes gens dégoulinant de sueur mais sautillant et tapant dans les mains avec frénésie. Le show continue dans la bonne humeur. Une très jeune fille vient prendre le micro pour interpréter Valerie (des Zutons) à la place de la regrettée Amy Winehouse (qui a annulé sa venue au festival). Sa fraicheur et l’impressionnante puissance soul de sa voix font monter l’ambiance à son comble. Il est alors temps pour Mark Ronson de sortir son plus gros atout : Stop Me, le tube des Smiths. Repris avec force et talent par Daniel Merriweather, un chanteur australien, dans une version electro-funk, ce dernier morceau finit de séduire tout le public, qui part vers le prochain concert un énorme sourire aux lèvres.
Lajoinie Adeline
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