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Mauss, 26 avril 2006, Printemps de Bourges
Mauss, pour sa première participation au printemps de Bourges, est chargé d’ouvrir pour Raphaël sur la plus grande scène du festival. Jeune groupe signé chez Universal, Mauss est un quatuor pop rock classique qui vient de sortir son premier album L’année du chien en octobre dernier et qui sent le coup commercial à plein nez
Le concert débute devant une salle ignorant qui est ce jeune groupe en première partie de l’idolâtré Raphaël, Fabien Mauss et les siens montent sur scène pour nous servir une pop rock à la mode dans la verve de Luke ou autres Deportivo… Un jeu de scène très statique, prestation classique d’un groupe trop pop clean pour se déchaîner et enflammer la salle. Cracher mes nerfs, leur single, a des allures de Miossec dans l’écriture mais sans la maturité qui va avec, des textes mainstream taillés pour la radio et une voix passant du feutré à un peu plus énervé mais sans jamais aller trop loin. Après quelques chansons et donc sûrement moins de tension, Mauss se permet quelques blagues déplacées de mauvais goût, nous apprenant grâce à elles qu’ils sont le groupe avec la plus petite verge du rock et que le chanteur est peut être moins sexy que Raphaël mais il est « moins cher », déclame t-il avant sa chanson Narcissique. Les chansons s’enchaînent et ressemblent toujours plus ou moins à quelque chose déjà entendu, une chanson que l’on connaît sans jamais vraiment savoir laquelle. Le son, sans qu’ils ne le veuillent, est assez catastrophique avec une reverb digne d’un stade géant. Ils terminent leur set avec L’anniversaire et Une histoire de plus qui ne charment pas le public plus que ça. Mauss est un groupe qui manque de personnalité musicale et d’une énergie rock sur scène. Peut être était ce leur première expérience sur une grande scène mais ils devront s’y habituer car le groupe part tout l’été faire le tour des Stades avec le dieu vivant du rock variété français, Johnny Hallyday. Un groupe qui se veut rock mais qui sent le gel « effet stylé out of bed » et l’aseptisé à défaut de la sueur et du cambouis, une première partie pratique et usuelle car une chose est sure, elle ne volera pas l’affiche.Alex
Frédéric Fahy
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