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Millencolin : Groezrock 2011
Le Groezrock fêtant ses 20 ans, il a eu l'outrecuidance (un mot qu'on n'utilise pas assez) de se permettre quelques facéties…
Outre des reformations exceptionnelles comme CIV, Morning Again, Further Seems Forever ou Descendents, les festivaliers ont aussi eu le droit à un concert de Thursday qui ne jouait que son premier album, ou bien dans le cas qui nous intéresse, de Millencolin qui ne joue que son meilleur album, Pennybridge Pioneers. C'est vrai que l'exercice est à la mode. Les Pixies le faisant avec Doolitle et Weezer avec leur « blue album ». Dans le cas de Millencolin, ce concert est surtout un voyage dans le temps. Retour dans la fin des années 90, quand The Offspring et Blink-182 cartonnaient, avant que le neo-metal ne cartonne, et où tous les lycéens faisaient semblant d'être des skaters. Millencolin était alors dans le top 5 des groupes les plus populaires du genre, sauf qu'ils n'étaient pas américains, mais suédois ! Ce qui rendait le tour de force d'autant plus impressionnant. Mais pas tant que ça finalement, car quand le concert commence, on se prend un enchaînement de tubes juste impeccable, avec « No Cigar » ou la sautillante « Fox ». Il est bien là, le temps de l'insouciance, retranscrit dans des riffs de guitare efficaces à souhait. Alors, pour la surprise au niveau de la set list, on repassera. Mais pour la redécouverte, c'est juste parfait. Le disque doit être en train de prendre la poussière sur bien des étagères, mais plus pour longtemps, à voir les gros sourires et les bras qui se tendent quand surgissent des refrains aussi parfaits que ceux de « Hellman » ou de l'impeccable tube « Penguins & Polabears ». Et tout le monde de chanter « I want it all » sur « Devil Me ». Oui, les quelques 10 000 personnes qui se sont engouffrées dans la tente se rappellent de leur adolescence et de tous les souvenirs gravés sur la galette. Qu'importe que le son ne soit pas parfait, ou que le groupe n'ait plus l'énergie de sauter partout. Cet album n'abrite que des tubes : « Material Boy », « Stop To Think », la mid-tempo « The Mayfly », « Highway Donkey » et son riff supersonique, l'intro parfaite de « A-Ten » ou même le gros délire ska sur « Pepper » qui fait danser tout le monde. Finalement, la set-list est parfaite et l'ambiance ne sera jamais retombée. Elle est même à son apogée sur la bien-nommé « The Ballad », que le chanteur commence seul avec sa guitare acoustique, et sur laquelle tout le monde chante. Séquence émotion. Quel album, vraiment. Et en cadeau bonus, Millencolin offre un rappel de 2 titres non issus de Pennybridge Pioneers, dont l'ancienne et puissante « Mr.Clean ». Parfait.
Sébastien Delecroix
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