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Mr Big: Hellfest 2011, Clisson
Mr Big

Mr Big: Hellfest 2011, Clisson

C’était presque le vilain petit canard du Hellfest, avec son hard ultra mélodique et ses virtuoses d’un autre âge. Mais, gratifié du son le plus énorme de tout le festival, le Gros, pardon Môssieur Gros a mis une bonne grosse baffe à tout le monde, tant avec ses multiples prouesses instrumentales qu’avec sa bonne humeur contagieuse.

Revenu presque par la petite porte en 2009, après s’être séparé dans l’indifférence générale il y a quelques années, Mr. Big était en bonne place sur la Main Stage 01, soit à la même que Down ou Apocalyptica les jours précédents. Seuls ceux qui avaient déjà vu le phénomène sur scène n’y voyaient aucune objection. En revanche, les autres, beaucoup plus nombreux, se demandaient bien ce que ce groupe, qu’ils connaissaient vaguement pour son vieux hit “To Be With You” ou sa reprise du “Wild World” de Cat Stevens, dans le meilleur des cas, faisait au Hellfest. Cette réunion de supers musiciens de studio au palmarès long comme le bras ne cadrait pas vraiment avec un festival estampillé metal. Il fallait donc avoir les idées larges, ou au moins se montrer tolérant. Ce qui est, fort heureusement de plus en plus le cas tant des organisateurs que du public. Mais il était clair que le quartette allait devoir mettre le paquet pour ne pas être taxé de “Mr… Bug”. Le premier titre, “Daddy, Brother, Lover, Little Boy”, n’était pas terminé que les plus revêches affluaient pour voir les responsables de ce boxon. Le guitariste Paul Gilbert avait en outre sorti sa perceuse pour convaincre les derniers récalcitrants. La suite ne sera qu’une longue et exténuante parade où Mr. Big se fera fort de mettre en avant tous ses atours. Même les titres du peu captivant dernier album, WhAT iF…, “Undertow”, “American Beauty” et “Around The World” sont passés sans le moindre accroc. Tout comme les incontournables “Green-Tinted Sixties Mind” et “Addicted To That Rush”, ou les reprises de “Shy Boy”de David Lee Roth (le bassiste Billy Sheehan avait joué sur l’original) et, en final ébouriffant, du “Baba O’Reily” des Who, où Sheehan joue le solo de violon note pour note à la basse ! Misant sur l’excellence instrumentale et sur l’énergie, Mr. Big avait donc fait l’impasse sur ses ballades à succès et ce n’était pas plus mal. On avait eu la dose avec Scorpions, les grands spécialistes, la veille. Le groupe était vraiment unique en son genre sur l’affiche du Hellfest et il a su en tirer avantage. On a même apprécié les longues démonstrations instrumentales sur lesquelles on vomissait pourtant allègrement il n’y a pas si longtemps. De là à dire que d’autres groupes peuvent méditer sur un tel exploit, il n’y a qu’un pas que l’on franchira allègrement. On pourrait presque parler de juste retour des choses. 

Jean-Pierre Sabouret


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 Artiste
 Mr Big


 Aftershow(s) Date publication
 Mr Big: Hellfest 2011, Clisson 30/07/2011



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