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My chemical romance: Rock en Seine 2011, Paris
Très attendus par la population plus jeune de ce dimanche, les américains de My Chemical Romance ont bien entendu embarqué leurs univers dans leurs caisses de matériels. Oui, « leurs » avec un « s », car les MCR (c'est comme ça qu'il faut dire pour montrer qu'on connaît bien), se retrouvent autour de beaucoup d'influences, quitte à en changer à chaque album.
Un peu comme Good Charlotte d'ailleurs. Après deux premiers albums qui s'inscrivaient dans la mouvance emo-punk alors à la mode, avec une petite touche gothique (ils s'habillaient comme des vampires), puis The Black Parade qui témoignait de leur amour de Queen, ils ont amorcé un virage plus vintage sur Danger Days. Tous ces mélanges vont donner un concert assez foutraque, parfois brouillon, et plutôt très court. Ils ne vont balancer que 9 titres en 45 minutes, mais le faire avec fougue. Les 2 écrans géants ayant diffusé un message vidéo en japonais, les MCR démarrent pied au plancher avec leur tube Nananana, dont le titre vous fournit les paroles du refrain, facilement prononçables dans presque toutes les langues. Les premiers rangs sont au taquet, les fans de Simple Plan et My Chemical Romance étant souvent les mêmes personnes, mais derrière c'est un peu plus sceptique, et les rangs pas très serrés. Le côté rock pour ado ne doit certainement pas satisfaire des masses le public de Rock En Seine, plutôt estampillé rock à papa. Pourtant le quintet se démène, le guitariste Frank Iero en tête, qui se met à sauter partout et à se rouler par terre sur I'm Not Okay, le titre qui les a révélés au grand public. Histoire de continuer à mettre l'ambiance, de gros ballons sont lâchés sur le public pendant la dansante Planetary (go home). Les tubes du groupe s'enchaînent, avec Helena, Mama ou Teenagers, et si la prestation est loin d'être désagréable à regarder, on ne peut que tiquer sur le jeu brouillon du groupe, les intermèdes entre chansons où le clavier additionnel en live balance quelques notes à chaque fois, ou encore la gestuelle parfois inexplicable du chanteur Gerard Way, qui tout à coup commence une série de pompes sur scène. Ah non, il reste perché sur ses mains et ses pieds... Bon, pourquoi pas ? Les MCR achèvent leur concert par leur gros tube Welcome To The Black Parade qui ravit des premiers rangs qui repartent dans un dernier pogo timide, et quittent la scène en laissant un petit goût d'inachevé. A force de vouloir jouer sur tous les tableaux, le groupe a du mal à dessiner le sien, à l'image du chanteur qui a le cou recouvert de sa peinture pour cheveux.
Sébastien Delecroix
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