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Nelson : Printemps de Bourges, Mardi 14 avril 2007 ( Discograph )
Pendant qu'une partie du public swingue sous l'électro tango de Gotan Project dans le palais d'Auron, la salle 22 débute le printemps avec Nelson pour ouverture.
Quatuor jeune et sombre, Nelson donne le ton dès la première chanson avec un rock dans l'énergie et doté d'une profondeur abyssale. À mi-chemin entre le new wave et le noisy grunge, ce jeune groupe de Paris, pour son premier festival, nous peint son univers clair-obscur et transcendé présent dans leur premier album « Revolving Doors ». L'incroyable « The Other Song » ou le biscornu « outside » sont l'exemple même de l'intelligence musicale de Nelson, des chansons jouant sur des mélodies dissonantes abruptes, des rythmes saccadés, variants et des structures tordues donc fonctionnant sur aucun schéma habituellement entendu. Leur prestation scénique démontre aisément que Nelson prend vie et forme en live sous des lumières contre-jour se liguant avec cette envie palpable de symbiose avec un public un peu dérouté au début mais qui saura, par la suite, entrer dans leur monde sans limites harmoniques et musicales. Proche de l'ambiance mélancolique de The Black Heart Procession ou de Radiohead période The Bend, Nelson est le groupe à découvrir de toute urgence pour ceux qui ont en marre de se coltiner les mêmes plans et mêmes structures carrées d'une chanson à l'autre de groupes sans surprise. Expérimental, visionnaire, frais et revigorant, autant de qualificatif se résumant par la maxime suivante : Nelson un groupe résolument futur.Alexandre Blomme
Alexandre Blomme
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