|
Nosfell : Printemps de Bourges, Mardi 14 avril 2007 ( V2 )
Deux ans après un premier passage remarqué au « Printemps de Bourges » lors de la sortie de son premier album, Nosfell revient pour défendre son dernier opus, le sombre « Kälin bla lemsnit dünfel labyanit ». Malgré un son nettement plus rock, il a su garder toute la magie de son univers très personnel.
Nosfell, c'est l'artiste de rêve pour les programmeurs de festivals. Avec seulement deux personnes sur scène (enfin trois ce soir), il propose à la fois un show méchamment carré mais aussi la touche arty indispensable. Bref, c'est l'assurance d'avoir de bonnes surprises. Bien sûr, Nosfell a écumé la plupart des festivals, et cela pourrait être du déjà vu. Mais voilà, il vient de sortir un deuxième album où il a su renouveler son univers. Ce soir, il va encore nous surprendre.20 heures pétantes, la lumière s'éteint, le fidèle Pierre Lebourgeois prend son violoncelle pour nous envoyer quelques sons distordus repris en boucle par le sampler. En 30 secondes, nous voilà plongé dans l'univers particulier de Nosfell. Cette fois c'est certain, l'édition 2007 du « Printemps de Bourges » a bien commencé. Le décor du chanteur a aussi évolué. Des écrans blancs sont disposés un peu partout sur la scène, provoquant de superbes contre jours.On retrouve Nosfell là où on l'avait laissé, c'est-à-dire en plein Klokochazia, le monde qu'il a inventé. Il alterne ses chansons en Klokobetz et de longues histoires racontant ses aventures au sein de ce pays imaginaire. Mais loin de nous refaire une redite de ses précédents concerts, Nosfell va se la jouer nettement plus rock sur les derniers morceaux de ce concert un peu trop court.Les deux acolytes sont aussi rejoints par une batterie et là, cela ne rigole plus. Le show bien huilé va se transformer en un furieux set qui va carrément électriser un public qui ne s'attendait pas à cela. Nosfell semble aussi à l'aise dans ses vocalises ahurissantes que dans ses parties de guitares. Evidemment nous avons droit aussi à ses incroyables chorégraphies. Bref, on en prend plein les oreilles et les yeux. Dommage que le show ne dure qu'une quarantaine de minutes... mais il faut laisser la place au Gotan Project, la tête d'affiche. Frustrant !Frédéric Fahy
Frédéric Fahy
|