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Pauline Croze à l'Olympia, Jeudi 8 juin 2006 ( Wagram )
L'Olympia, salle mythique parisienne, affiche de ses lettres néons rouges le nom d'une des révélations de l'année : Pauline Croze...
Une première partie simple et sympathique avec la Kitchinette de Gerald Toto, de la chanson française sous influence soul, funk et jazzy. Un one-man singer avec sa guitare racontant des petites histoires sur les copines ou sur un No Man's Land. La salle est pratiquement pleine d'un public middle age, principalement des femmes venues en masse pour se faire bercer par la prose mélodique de la maîtresse de maison. Les trois coups ne raisonnent pas mais le rideau se lève quand même et Pauline Croze accompagnée son groupe arrive et entame directement leur set. Singulière et à fleur de peau, sa prestation roule sur un fil poétique en adéquation totale avec la chaleur des premières nuit parisiennes, aucune mise en scène farfelue ou conceptuelle, juste elle et ses amis musicians. Elle adopte ce soir un son plus accrocheur et plus saturé que sur son album éponyme sortit il y a un an et demi. Le public participe en chantonnant ou en donnant la réplique à des ouloulements ou ululements de circonstances et l'acclame chaleureusement à chaque fin de chansons comme il se doit.Après quelques morceaux, le concert prend une tournure tout autre, un pied de micro est amené sur scène à côté de Pauline Croze par un technicien. Pour l'occasion de ce concert à l'Olympia, un invité de prestige a été convié à se joindre à eux, elle appel pour un morceau celui qui est son « parrain » musical et un habitué de la salle : Monsieur Mathieu Chédid. Avec une coiffure Robert Smith et dans un costume noir très classe, celui plus connu sous la lettre de –M-, arrive en lui-même avec sa stratocaster pour interpréter Mal Assis. Deux voix se connaissant, fusionnant avec grasse et volupté, entrecoupées de breaks et solos de guitares impressionnants où le jeu rock funk de Mathieu Chédid se mélange avec la rythmique hispanisante de cette chanson. L'ambiance est à son comble…Pour finir, Pauline Croze et sa guitare classique se retrouve seule face à l'Olympia pour son single « T'es beau ». Un premier rappel pour une reprise acoustique assez décalée de la new waveuse « Enjoy The Silence » de Depeche Mode suivit d'une nouvelle composition « ne te rends jamais sauf à l'évidence ». Puis elle repart pour encore revenir et faire une autre reprise, une version soul de « You're the one I Want » de la comédie Grease, très sympathique et très dansante. Dilettante entre rester sur scène pour remercier encore et encore son public, faire un autre titre et arrêter le concert, Pauline Croze fait des allés retour qui se termineront par une chanson déjà joué dans le set : un « Quand je suis ivre » de circonstance. Un concert sensuel et charmeur où la douceur est de mise (à nue), une artiste unique et singulière dans la scène française actuelle, une Pauline Croze a voir et à découvrir qui rendra vos nuits de pleine lune d'une chaleur exquise et de mélodies aux paroles intelligibles et idylliques.
Alexandre Blomme
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