|
Peter Von Poehl : Printemps de Bourges, jeudi 19 avril 2007 ( Tôt ou Tard )
Alors que Joey Starr et TTC ont décidé de mettre à feu et à sang le palais d'Auron, The Konki duet, Joan as police woman et Peter Von Poehl se sont réunis au Théâtre Jacques Cœur pour un exercice de séduction plus subtil. Au petit jeu, le Suédois Peter Von Poehl sort grand vainqueur.
Pour faire court, il faut avouer quelque chose sur Peter Von Poehl, ce type est écoeurant. Pourquoi ? Il est parfait. En plus d'avoir une gueule d'ange agrémentée d'un sourire à rendre amoureuse la moindre chienne de garde, Peter Von Poehl accumule un CV de musicien classieux (il a collaboré avec Burgalat, Houellebecq, Lio, Chamfort, Delerm...). Il compose des chansons fleurs bleues (mais pas niaises...) réunies dans un album dont sont folles toutes les filles (Going to Where the Tea Trees Are, sorti chez Tôt ou tard bien sûr), dépoussière en concert Elvis Presley, joue de tous les instruments comme un dieu et possède cette espèce de nonchalance dont certains musiciens ont le secret.Bref, Peter Von Poehl est « So cooooooool ! ». En plus, rencontré lors d'une interview, quelques heures avant le début du concert, il s'avère être l'homme le plus gentil du monde et qu'il est parfaitement bilingue (voir sûrement plus...). Ecoeurant que l'on vous dit.Du coup, complètement aigris, nous n'avons qu'une envie, détruire celui qui ne nous laisse aucune chance auprès des filles. Mais voilà, à peine le rideau ouvert, quelques mesures d'une première chanson et nous voilà pris à vie dans le club des inconditionnels de Peter Von Poehl.Accompagné sur scène d'un duo de cuivre, d'un orgue, d'un bassiste et d'une batterie, il va durant une bonne heure distiller des versions à couper le souffle des chansons de son album. Il est vrai qu'il n'a pas son pareil pour les arrangements qui enchantent les oreilles. Ici, tout est harmonie, douceur et sourire candide. Ah ! Que la vie est belle quand Peter chante. Il nous raconte des histoires de petites souris et de dents de lait, nous plongeant dans nos souvenirs d'enfance ou alors il fait chanter la salle des chœurs en la la la, habituellement insupportables.On imagine que face à lui, Peter ne doit voir que des visages ébahis. Bref, nous flottons sur un nuage tout au long de la soirée. Et quand le blondinet nous souhaite le bonsoir, nous sommes d'abord surpris, puis, ensuite en pleine descente. En sortant de la salle, il faut se rendre à l'évidence, on vient de se prendre un trip plein d'amour. Ce soir, Peter a encore élargi son cercle de fans.Frédéric Fahy
Frédéric Fahy
|