|
Phoenix : Main square festival 2009, 3 juillet 2009 ( Cooperative music )
Il y a une chose bien avec Phoenix, à chaque fois qu’on les voit en concert, c’est de mieux en mieux. Ce soir au Main square festival, la règle n’a pas changée.
Dans le petit monde looké du rock’n’roll, il y a plusieurs familles. Le rockeur tendance classe naturelle qui n’a besoin de rien, bébé, il possédait un charisme effrayant. Dans cette catégorie, on va mettre Mick Jagger, Iggy Pop et quelques autres… Il y a ensuite ceux qui sont partis avec pas grand-chose dans la vie mais y sont arrivés à la force du poignet (entendez par là, pour feuilleter les pages de rock & phoque à la recherche de photos et interviews, histoire de savoir comment s’habiller et répondre des choses pertinentes et provocatrices lors des rencontres avec les journalistes…). Un exemple ? Brian Molko, pour prendre dans la programmation du Main square, édition 2009. Et puis il y a la catégorie «je n’ai aucune attitude rock, mais je m’en fous, j’assume » ! Dans ce dernier concept, un groupe unique : Phoenix. A les voir, en ligne sur le devant de la scène, chemises bleues de banquier versaillais, le cheveu impeccablement coiffé et dernièrement passé au shampoing bio on se dit que les garçons n’ont pas fait de la musique uniquement pour épater les filles. Quoique de ce côté-là, cela a l’air d’aller pour le chanteur…
Enfin bref ! Le groupe français, fer de lance de feu la french touch des années fin 90 est de retour avec un nouvel album sobrement intitulé « Wolfgand Amadeus Phoenix ». Bon maintenant, il n’y a pas de grandes révolutions dans l’air à attendre. Et sur scène, c’est pareil. On retrouve la même formule à base de perfect pop song bien fraîches et excessivement agréables à écouter sous le soleil dans un festival. Pas la peine de réviser son dictionnaire du rock, c’est du direct. Le groupe a le truc pour composer la petite mélodie qui fait bien plaisir et la voix du chanteur est toujours aussi fragile, bien loin du métaleux en manque d’épanouissement personnel.
Alors quoi de neuf chez nos amis versaillais ? Et bien visiblement les garçons ont mangé du lion. A la pop attitude et aux lignes de guitares subtiles, les garçons ont ajouté quelques couches de guitares qui font bien décoller le truc. Du coup, finit la torpeur des précédents concerts, on serait même presque prêt à vouloir se trémousser les fesses. D’ailleurs, c’est ce que fait le chanteur la plupart du temps en magnant le micro façon Charles Aznavour. Plus fort encore, n’écoutant que son courage, il descend un escalier qui va l’emmener vers le couloir de la mort, entendez par là un passage entouré de deux barrières qui traverse la foule. Les filles vont évidemment en profiter à coup de mains aux fesses. Quelques garçons aussi…
Enfin bref (bis)! Pop, dansant, pêchu, subtil, électronique, Phoenix mélange le tout avec un art pop évident. On attend déjà la prochaine tournée avec impatience.
Frédéric Fahy
Frédéric Fahy
|