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Pravda : Printemps de Bourges, Mardi 14 avril 2007
Le duo parisien de Pravda vient mettre son grain de sel et de folie dans cette soirée avec son comics rock, sorte de fusion electro-rock barrée.
Sous fond noir la sensuelle Sue en imper blanc se présente sur scène, accompagnée de son acolyte aux lunettes noires et manteau immaculé, le rock'n'cool Mac. Cette arrivée est accompagnée par une intro electro-clash sulfureuse à base de synthé, guitare et le tout porté par une batterie jouée par un ordinateur mis en évidence. Mélange suave entre un son organique et des beats pré-enregistrées, Pravda a, première vue, pourrait être facilement comparé au duo de The Kills : deux protagonistes, bruns, pas de batteur, rock direct et épuré à son maximum... mais il n'en est rien. Pravda est un second degré, une attitude rock avec un coté déconneur qui donne le sourire comme sur la très fun « Je suis french, do not touch », loin du sérieux parfois pompeux de the Kills. Des gimmicks efficaces, des paroles incisives sous des mélodies lourdes et punk-rock, le public se laisse séduire aisément tout au long du début de concert puis s'enflamme en quelques instants sur « F**cking World », le temps d'une chute de veste. Sue et son personnage volcanique laisse apparaître son corps sculptural, uniquement revêtu d'un pantalon noir très moulant et, en guise de haut, du goeffer noir brillant, sorte de gros scotch noir servant à coller les câbles et brèches sur scène. Sexe et rock'n'roll font bon ménage. Tout au long de leur reprise d'Iggy Pop « I wanna be your dog », Sue retire une à une les bandes lui entourant le torse ne laissant que celle qui cache sa poitrine, bande qui, bien évidemment, ne fera pas long feu durant son slam dans le public. Après quelques travaux de rhabillage à coup de chatterton, l'audience est littéralement conquise, vivant un show surréaliste que l'on ne voit que dans des comics books farfelus. La dansante « Franck Sinatra », la reprise electro fun de « Enter Sandman » de Metallica faisant pogoter la foule, le charisme scénique des deux electro-clasheurs, autant d'éléments palpitants faisant monter le concert en intensité chanson après chanson pour finir sur le single radio « tu es à l'ouest » qui finit de faire disjoncter un Printemps de Bourges bourgeonnant. Pravda met tout le monde d'accord avec une impulsivité musicale déconcertante, une puissance immodérée du début à la fin, des mélodies directes montrant bien leur haine pour les guitares folk et les chansons slow love mielleuses. Un groupe né pour être sur scène et qui vit littéralement en live. On regrettera la disparition de leur batteur en bleu de travail ne jouant que du charley. Pravda est le duo le plus rock et le plus impressionnant en live mélangeant sexy, second degré et rock attitude, l'alchimie parfaite pour un concert inoubliable. Alexandre Blomme
Alexandre Blomme
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