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Raphaël, 26 avril 2006, Printemps de Bourges ( EMI )
Tête d’affiche pour le premier soir de ce trentième anniversaire du Printemps de Bourges, Raphaël est attendu dès midi par des fans devant les grilles du chapiteau Phoenix pour prendre les premiers rangs lors de l’ouverture des portes à 19h.
Raphaël et ses trois victoires de la musique et son statut de « musicien professionnel reconnu » comme il le dit si bien lui-même est un phénomène live que l’on n’avait pas vu depuis Patrick Bruel dans les années 90.
Pendant la mise en place de la scène, des cris stridents commencent à l’appeler pour que ce nouveau sex-symbol de la variété ramène sa gueule d’amour. Puis le grand moment arrive, la salle se fond en noir et le mot cri change de genre et devient féminin pluriel.
Intro entièrement musicale pour son arrivée sur une scène enfumée, puis sa voix suave et nasillarde embaume la salle dans cette pop qui lui est si propre. Ses trois albums sont passés en revue, de « Hôtel de l’Univers » à « Caravane ». « Ne partons pas fâchés » dans les premières chansons fait chanter le public en choeur, puis alterne entre ballade triste et chansons enjouées donc entre applaudissements rythmiques et briquets allumés en l’air, qu’il ponctue de petites histoires personnelles nostalgiques pour mieux introduire ses mélodies. « Sur la Route » rend hystérique une foule venue en masse, Raphaël traverse la scène de long en large pour faire participer son public, dès qu’il se rapproche un minimum des premiers rangs, ses fans hurlent son prénom ne formant qu’une voix. Fin du concert, le public en redemande dans un brouhaha incroyable digne d’un stade.
Retour du groupe pour une reprise de « The Man Who Sold The world » de David Bowie, puis pour clôturer en beauté, son single lui ayant donné un véritable succès national : « Caravane ». Tous pensent le voir partir et le congratulent d’applaudissements et de hurlements sauce « Raphaël, je t’aime », mais fort de son succès, il termine avec douceur avec son nouveau single « Dans 150 Ans » qui berce le public pour mieux le ramener à la réalité.
Un concert très agréable, dans une ambiance un brin survoltée mais amusante, un show qui tient plus sur la popularité grandissante de Raphaël que sur un véritable spectacle, tout le bénéfice d’avoir face à soi des spectateurs déjà conquis. Le public est réjoui et la caravane passe.
Alexandre Blomme
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